Politique

RDC : enfin l’espoir d’un accord de paix avec les groupes armés ?

Un premier round de négociations entre le gouvernement congolais et les groupes rebelles, dont le M23, s’est achevé le 27 avril à Nairobi.

Mis à jour le 2 mai 2022 à 09:13
Kash

Par Kash

Caricaturiste, bédéiste et peintre congolais installé à Kinshasa.

© Kash

Le 27 avril, à Nairobi, au Kenya, s’est achevée la première étape des consultations engagées entre les délégués d’environ trente groupes armés de l’Est de la RDC et des émissaires de la présidence congolaise. Des observateurs américains, français et de tous les pays membres de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC) étaient également présents.

Durant les cinq jours d’échanges, qui ont été intenses, Uhuru Kenyatta, le président kényan, qui dirigeait la facilitation, a exhorté ses interlocuteurs à signer « la paix des braves ». Il a également annoncé l’organisation d’une deuxième rencontre. S’exprimant par visioconférence, son homologue congolais, Félix Tshisekedi, a encouragé ceux qui ont choisi le chemin de la paix en se rendant à Nairobi. Les différents groupes armés ont rédigé et remis chacun sur la table des mémos et notes d’intention.

Défiance

En RDC, des voix s’élèvent cependant pour critiquer ces assises et dénoncer les limites de la coalition entre la Monusco et les Forces armées de la RDC (FARDC), ainsi que la collaboration, plus récente, de ces dernières avec les forces armées ougandaises (UPDF).

Les soutiens du président Tshisekedi, pour leur part, se félicitent de la tenue de ce sommet qui, d’après eux, a débouché sur des avancées historiques. C’est la première fois, estiment-ils, que la sécurité de l’Est de la RDC est officiellement considérée comme un problème sous-régional et que les groupes armés, locaux ou étrangers, sont sommés de déposer les armes et de rentrer chez eux sous peine de subir les foudres d’une force coalisée de l’EAC pour le moment en gestation.