Économie

Gaz : Eni booste sa production de GNL au Congo-Brazzaville

En quête accélérée de diversification de ses sources d’approvisionnement en gaz depuis le début du conflit russo-ukrainien, l’Italie signe un nouvel accord avec le Congo pour la production et l’exploitation de trois millions de tonnes de GNL par an.

Mis à jour le 22 avril 2022 à 15:18

Le géant italien ENI est présent au Congo depuis 1968. Ici en 2009, l’ex-PDG de ENI Paolo Scaroni (au centre)et Denis Sassou-Ngesso, président de la République du Congo. En 2009, ENI d’installe au Congo : ENI, Ente Nazionale Idrocarburi, societe nationale italienne des petroles Paolo Scaroni, PDG de ENI, et Denis Sassou-Ngesso, president de la Republique du Congo, ceremonie, pose de la premiere pierre. ENI Congo *** Local Caption *** ENI, Paoli Scaroni and Denis Sassou-Ngesso, President of Republic of Congo, at First Stone Laying. © EnI/ITH/REA

Une signature d’accord entre la République du Congo et Eni Congo a été finalisée le 21 avril à Brazaville, pour augmenter la production et l’exportation de gaz de la société italienne. Une adoption d’engagement qui s’est tenue en présence du ministre congolais des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, du ministre des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, de son homologue italien, Luigi Di Maio, de son confrère pour la Transition écologique, Roberto Cingolani, et du PDG d’Eni, Claudio Descalzi. Après la signature de cet accord, une rencontre a eu lieu avec le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso.

Dans le détail, l’accord prévoit l’accélération et l’augmentation de la production de gaz au Congo, principalement par le développement d’un projet de gaz naturel liquéfié (GNL), avec un démarrage prévu en 2023 et une capacité estimée à plus de 3 millions de tonnes/an (plus de 4,5 milliards de mètres cubes/an).

Les volumes estimés dépassant largement les besoins du marché congolais, Eni Congo entend valoriser cet excédent en l’exportant.

Objectifs de décarbonation

Brazzaville et Eni Congo se sont également accordés sur la définition « d’initiatives de décarbonation pour la promotion de la transition énergétique durable au Congo », notamment dans les domaines des énergies renouvelables, de l’agriculture avec le développement d’une filière agricole (non concurrente à la filière alimentaire) affectée à la production de matières premières nécessaires au bioraffinage.  Les initiatives porteront également sur  la conservation et la gestion durable des forêts, la promotion de systèmes de cuisson propres ainsi que sur la capture, l’utilisation et le stockage du CO2.

Une décision qui fait suite à la signature d’un protocole d’accord entre les deux parties en octobre 2021 sur le développement conjoint du secteur des biocarburants dans le pays, qui établit le cadre de la production industrielle d’huile de ricin permettant de fournir une matière première au système de bioraffinerie d’Eni.

En 2020, la production annuelle de pétrole d’Eni Congo s’élevait à 18 millions de barils, 1,35 milliard de m³ de gaz et 27 millions de barils équivalent pétrole selon des chiffres de la société. Présent au Congo depuis plus de cinquante ans, à ce jour, Eni Congo fournit du gaz à la Centrale électrique du Congo, qui garantit 70 % de la production d’électricité du pays avec sa capacité de production de 484 mégawatts.