Économie

Dette africaine : les banques sur la sellette ?

« L’Afrique est-elle vraiment malade de sa dette ? » (4/4). Dans une note récente, le FMI met en garde contre l’interdépendance croissante entre banques et États. Une relation qui pourrait entretenir « un cercle vicieux » en ces temps de crise, selon l’institution de Bretton Woods.

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Mis à jour le 18 mai 2022 à 12:02

Kristalina Ivanova Georgieva, économiste, fonctionnaire internationale et femme politique bulgare, est directrice générale du FMI depuis le 1er octobre 2019. © Lenin Nolly/EFE/SIPA

Pour faire face aux conséquences économiques et sociales de la pandémie, les États subsahariens s’endettent de plus en plus auprès de créanciers privés. Parmi ces derniers, des banques privées telles que Barclays à Maurice ou au Botswana, Bank of Africa au Burkina Faso, BGFI Holding Corporation au Gabon, les fonds d’investissement, et même les négociants en matières premières (Glencore au Tchad)…

« Lien banques-souverains »

La conjoncture actuelle a fait augmenter les avoirs des banques privées en dette souveraine à un niveau record de 17 % de leurs actifs, selon les chiffres des institutions de Bretton Woods. Les économistes soulèvent une interdépendance croissante entre banques et États : le « lien banques-souverains ». Dans les pays émergents, plus globalement, la dette souveraine représente un quart des actifs bancaires. Certains États sont donc fortement dépendants du crédit