Energie

Algérie : Pertamina prêt à exporter ses premiers barils de pétrole

| Par Jeune Afrique
Le siège social de Pertamina à Jakarta. DR

Le siège social de Pertamina à Jakarta. DR ©

La compagnie d’État indonésienne Pertamina s’apprête à envoyer son premier tanker en Algérie pour en exporter 600 000 barils de pétrole brut vers le territoire national. Elle compte par ailleurs doper la part de sa production en provenance de l’État nord-africain.

Un mois et demi après l’acquisition des activités en Algérie de l’américain ConocoPhilips, Pertamina s’apprête à démarrer ses premières exportations. Le directeur des opérations et du marketing de la société d’État indonésienne, Hanung Budya, a annoncé qu’un tanker serait envoyé en Algérie pour assurer l’acheminement de quelques 600 000 barils de pétrole brut vers une de ses raffineries en Indonésie, rapporte le journal indonésien Jakarta Globe. Pertamina projette d’envoyer ainsi tous les deux mois des tankers en Algérie pour en exporter sa production.

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32 000 barils par jour

Le nouvel entrant indonésien entend aussi doper sa production de pétrole en Algérie. Il compte la faire passer de 23 000 barils par jour (bpj) aujourd’hui à 32 000 bpj en 2017, soit une augmentation de 39%.

En effet, Pertamina détient une participation de 65% dans le champ pétrolifère de Menzel Lejmat North, de 3,7% dans celui d’Ourhoud et de 16,9% dans El Merk.

Retour à la normale

L’annonce du groupe indonésien, qui intervient un an après la prise d’otage meurtrière de janvier 2013 sur le complexe gazier d’In Amenas au cours de laquelle une quarantaine d’employés ont perdu la vie, signale un regain de confiance progressif des producteurs étrangers.

Preuve supplémentaire de ce lent retour à la normale, le géant norvégien Statoil, opérateur du champ d’In Amenas en partenariat avec le britannique British Petroleum, qui avait arrêté ses activités en Algérie, suite à l’attaque, a annoncé début janvier le retour d’une partie de ses employés. La réouverture du champ d’In Amenas n’est cependant pas encore à l’ordre du jour.

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