Société
De g. à dr., Ahmed Zendjabil, Ridouan Taghi et Moncef Ben Ali. © Montage JA; Hichem; DR

Cet article est issu du dossier

Gangs of Maghreb : les trajectoires criminelles de trois caïds de la pègre

Voir tout le sommaire
Politique

[Série] Gangs of Maghreb

Ahmed Zendjabil, Ridouan Taghi, Moncef Ben Ali… Ils ne sont pas (tous) connus du grand public, mais ont, de leur temps, construit de véritables empires du crime. Trajectoires.

Mis à jour le 21 avril 2022 à 15:31

De g. à dr., Ahmed Zendjabil, Ridouan Taghi et Moncef Ben Ali. © Montage JA; Hichem; DR

Dans ce dossier

Sur la carte mondiale du banditisme, les cartels mexicains, la mafia napolitaine, les gangs de Los Angeles ou encore les narcotrafiquants colombiens tiennent le haut du pavé. Films, séries Netflix, polars… Les grands personnages, réels ou fictifs, de cet univers particulier – les Pablo Escobar, Tony Montana, Gennaro Savastano ou Vito Corleone – ont aujourd’hui intégré la culture populaire, parfois sur fond d’une fascination malsaine pour l’ultra-violence.

Les réseaux criminels du Maghreb ont indéniablement moins attiré l’attention du grand public. La région est pourtant devenue depuis plusieurs années un passage obligé pour les cartels sud-américains désireux d’exporter leur drogue vers l’Europe de façon discrète.

Ils y ont trouvé des réseaux souvent déjà constitués, hérités de l’époque où c’était surtout le trafic de cannabis entre les deux rives de la Méditerranée qui constituait le gros de l’activité des principales bandes criminelles du Maghreb.

L’Algérien Ahmed Zendjabil a ainsi irrigué l’Europe et le Moyen-Orient de « shit », des années 1980 au début des années 2000.

Passage à la cocaïne

Certains de ces réseaux, comme la « Mocro Maffia » du Maroco-Néerlandais Ridouan Taghi, sont depuis passées à la cocaïne, un business beaucoup plus juteux… et beaucoup plus sanglant.

Du Rif à Belleville, en passant par Oran, Amsterdam et Tunis, JA retrace les trajectoires hors normes de ces Pablo Escobar maghrébins

Directement liés au pouvoir politique – comme Moncef Ben Ali, le frère de l’ex-président tunisien et boss de la « Couscous Connection » – ou bénéficiant de protections payées en narco-dollars, ces figures du banditisme maghrébin ont jusqu’à leur mort ou leur arrestation entretenu de véritables empires.

Preuve de leur puissance, certains conservent un pouvoir de nuisance même derrière les barreaux. Du Rif à Belleville, en passant par Medellin, Oran, Amsterdam et Tunis, Jeune Afrique retrace les trajectoires hors normes de ces Pablo Escobar maghrébins.