Scène de liesse à Brazzaville chez des supporters de Denis Sassou Nguesso après sa réelection à la présidence du Congo, le 24 mars 2016. © EDUARDO SOTERAS/AFP.

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Congo : du bon usage de la crise

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Politique

Congo : Sassou Nguesso à l’heure des comptes

« La relance économique par la diversification et le travail acharné », tel était le slogan des célébrations de la fête nationale en 2019. Une présidentielle, une crise sanitaire, un plan développement plus tard, et alors que la hausse des cours du brut laisse espérer des lendemains meilleurs, l’injonction demeure plus que jamais d’actualité.

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Mis à jour le 16 mai 2022 à 08:50
Cécile Manciaux

Par Cécile Manciaux

Journaliste à Jeune Afrique depuis 2008, Cécile Manciaux est rédactrice en chef adjointe, responsable de la section « Grand format » de l’hebdomadaire. Ses principaux centres d'intérêt : l’aménagement et le développement urbain, le droit électoral, les religions, les trésors linguistiques.

À Pointe-Noire, capitale économique du Congo. © Robert NZAOU

Un long fleuve tranquille et passablement atone : ainsi se résume la vie politique congolaise, à quelques semaines d’élections législatives sans suspense et à quatre ans d’une présidentielle à laquelle nul n’ose encore faire référence, même s’ils sont quelques-uns à y songer chaque matin.

Face à une opposition réduite à ses acquêts régionaux – lorsqu’elle participe au jeu institutionnel ou aux réseaux sociaux – quand elle le boycotte –, l’espace dévolu à la majorité présidentielle et à son parti est d’autant plus vaste que la préoccupation numéro un des Congolais est leur pouvoir d’achat. La valse des prix de l’huile, de la boîte de sardines, du poisson séché et de la miche de pain, alors que le budget des ménages est sorti essoré des deux années de pandémie, voilà qui accapare bien plus sûrement que les joutes politiciennes.

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