Défense

Défense : la carte des pays africains qui dépensent le plus

L'armée algérienne est l'une des plus dépensières du continent. © AFP

Dans les pays développés, la course aux armements s'essouffle. C'est loin d'être le cas en Afrique, où les budgets militaires enflent, voire explosent.

C’est un constat du Sipri, l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, qui fait référence en la matière : pour la deuxième année consécutive, les dépenses militaires sont en baisse dans le monde (- 0,4% en 2012, – 1,9% en 2013). Le jour où le concert des nations décidera d’en finir avec la course aux armements n’est cependant pas arrivé. Car si les pays développés, atteints par la crise, ont revu pour la plupart leurs budgets de défense à la baisse – dont les États-Unis (- 7,8% en 2013), il n’en va pas de même pour les pays du Sud.

Le dernier rapport du Sipri, publié le 14 avril, note que là où l’on se développe, en Asie, en Amérique latine, au Moyen-Orient ou en Afrique, les dépenses augmentent. Voire explosent, comme en Arabie saoudite, passée en un an du septième au quatrième rang mondial.

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L’Afrique n’est pas en reste. Selon le Sipri, c’est le continent où la hausse est la plus forte (+ 8,3 % en un an). En 2013, les États africains ont affecté 44,9 milliards de dollars à leurs armées. C’est très loin des dépenses mondiales (1 747 milliards) et même en deçà du seul budget militaire de l’Inde, mais l’effort est tout de même spectaculaire. En 2013, l’Algérie est ainsi devenue le premier pays africain à avoir franchi le seuil des 10 milliards de dollars (+ 8,8 % en un an) et l’Angola, en deuxième position sur le continent avec 6,1 milliards, a vu son budget de défense croître de 36 %. Le pays lusophone dépasse l’Afrique du Sud (4,1 milliards) : une première.

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Mais la palme de la plus forte hausse revient au Ghana, et de loin : il a triplé ses dépenses en un an ! Il est vrai qu’Accra partait de très bas (109 millions de dollars en 2012). L’institut suédois relève qu’entre 2004 et 2013, cinq pays africains – l’Algérie, le Ghana, l’Angola, la Namibie et le Swaziland – ont doublé ou triplé leurs budgets militaires et constate que dans la plupart des cas, en Afrique comme ailleurs, l’explosion des moyens alloués aux forces de défense est liée à la découverte de richesses dans les sous-sols.

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