Justice

Procès Habré : bataille d’avocats au Sénégal

| Par Jeune Afrique
Le Tchad s’est constitué partie civile contre Hissène Habré en février 2014.

Le Tchad s'est constitué partie civile contre Hissène Habré en février 2014. © AFP

Au Sénégal, la bataille fait rage entre les avocats des familles des victimes de Hissène Habré et ceux de l’État tchadien.

Depuis deux mois, la bataille fait rage à Dakar, dans les couloirs des Chambres africaines extraordinaires (CAE), entre les avocats des familles des victimes de Hissène Habré et ceux de l’État tchadien. Le 25 février, ces derniers – le Tchadien Philippe Houssine, le Français Sébastien Schapira, les Sénégalais Ibrahima Mbengue et Abdou Thiam – ont déposé une constitution de partie civile : le Tchad s’estime en effet victime d’un préjudice en raison des crimes commis à l’époque de la dictature.

Résolus à s’y opposer, une partie des avocats des autres parties civiles, parmi lesquels le Sénégalais Assane Dioma Ndiaye et la Tchadienne Jacqueline Moudeïna, ont aussitôt déposé une requête auprès des CAE. Pour eux, le Tchad en tant qu’État ne saurait être considéré comme une victime. "Il s’agit d’une manoeuvre pour permettre à Idriss Déby Itno d’avoir accès au dossier", estiment-ils. Les conseils de l’État tchadien devraient prochainement envoyer une réponse à la requête de leurs adversaires. Mi-avril, Me Houssine a passé plusieurs jours à Dakar pour défendre leur position.

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