Économie

Guinée – Mines : bras de fer acharné dans le Simandou

La suspension des travaux liés à l’exploitation du mégagisement de fer dans le sud-est du pays a pris de court les opérateurs privés, SMB-Winning et Rio Tinto.

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Mis à jour le 24 mars 2022 à 12:29

Crucial pour l’économie guinéenne, le site du Simandou, dans le sud-est du pays, est l’un des plus importants gisements de minerai de fer du monde : ses réserves sont estimées à 2,4 milliards de t. © Rio Tinto.

La tension est montée d’un cran entre opérateurs et autorités dans le dossier du Simandou. Alors que les deux acteurs privés impliqués sur le site, le consortium SMB-Winning et le groupe Rio Tinto, affirmaient s’activer sur le projet, le colonel Mamadi Doumbouya, à la tête du pays depuis le coup d’État de septembre 2021, a annoncé la suspension surprise de toutes les activités.

La mesure, annoncée lors du Conseil des ministres du 10 mars, intervient « en attendant les réponses aux questions posées aux divers acteurs et la clarification du mode opératoire dans lequel les intérêts de la Guinée seront préservés ». Aucun des deux acteurs privés n’a souhaité commenter la décision des autorités.

Selon les informations de notre publication sœur, Africa Business+, la suspension vient notamment répondre aux doléances du Conseil national du patronat de Guinée (CNPG) en matière de contenu local contre SMB-Winning, consortium sino-singapouro-guinéen et opérateur le plus avancé dans le développement de ses permis.

L’entrée en production de la mine de fer est prévue pour 2025


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