Mines
Dans la mine de cuivre de Kipushi, dans le sud-est de la RDC, exploitée par Invanhoe Mines. © Petrus Saayman.

Cet article est issu du dossier

Mines : des failles et des défis

Voir tout le sommaire
Économie

Mines : « Les États africains ont pris conscience de leur pouvoir »

Code minier, prix de transfert, négociation de contrat… Si les États sont de plus en plus aguerris face aux opérateurs privés, le FMI les appelle à muscler encore leur action contre l’érosion fiscale. Entretien croisé avec trois experts de l’institution.

Réservé aux abonnés
Mis à jour le 14 avril 2022 à 13:14

Dans la mine de cuivre de Kipushi, dans le sud-est de la RDC, exploitée par Invanhoe Mines. © Petrus Saayman.

Dans 15 pays d’Afrique subsaharienne riches en ressources naturelles, le secteur minier contribue à hauteur de 10 % au produit intérieur brut (PIB). Toutefois, les recettes tirées de l’exploitation minière et revenant aux États ne comptent que pour 2 % du PIB. Ce qui « ne représente pas une “juste” répartition des bénéfices ». Ce constat n’est pas dressé par une ONG mais par le Fonds monétaire international (FMI).

C’est en effet l’un des enseignements d’une étude publiée en septembre 2021 et réalisée par trois experts de l’institution, Giorgia Albertin, chef adjointe de la division Afrique australe du département Afrique du FMI et chef de mission pour la Namibie et l’Eswatini, Dan Devlin, spécialiste des politiques fiscales du département des Finances publiques et Boriana Yontcheva, chef adjointe de la division études régionales du département Afrique du FMI et cheffe de mission pour les