Politique

Côté coulisses

Par - Samy Ghorbal
Mis à jour le 2 juin 2008 à 13:16

– Bono, superstar
La venue du chanteur du groupe U2, qui milite depuis longtemps pour l’annulation de la dette des pays africains, a donné une touche people à la Ticad IV. La rock star irlandaise, qui était l’attraction de la journée du 29 mai, a d’ailleurs été à l’origine de la seule fausse note de la conférence : dans un communiqué, sa fondation (One) a reproché au gouvernement japonais de ne pas faire assez pour les malades du sida. Tokyo a bien annoncé son intention de doubler son aide bilatérale, mais l’essentiel des fonds destinés à la lutte contre la pandémie transite par des canaux multilatéraux.

– Fukuda, marathon man Le Premier ministre japonais, 72 ans, a enchaîné les entretiens bilatéraux avec ses alter ego africains : pas moins d’une quarantaine en quarante-huit heures. « Il devrait entrer au Guinness Book des records », a ironisé Bono. De son côté, l’empereur Akihito a honoré de sa présence, dans la soirée du 28 mai, la remise du prix Hideyo Noguchi (du nom du découvreur japonais du vaccin de la fièvre jaune) de la recherche médicale. Deux jours plus tard, il a convié ses hôtes africains à une cérémonie du thé, dans l’enceinte du palais impérial.

– Les rendez-vous de Joyandet
Alain Joyandet, le secrétaire d’État français à la Coopération et à la Francophonie, qui a lu un message du président Nicolas Sarkozy essentiellement consacré aux conséquences de la crise alimentaire, a profité de sa venue à Yokohama pour rencontrer les présidents Thomas Yayi Boni (Bénin), Blaise Compaoré (Burkina) et Ahmed Abdallah Mohamed Sambi (Comores).

– Soudan : bons offices japonais
Masahiko Koumura, le chef de la diplomatie nippone, a organisé le 30 mai à Tokyo une réunion ministérielle entre le Soudan et ses voisins pour « tenter d’aplanir les différends ». Une initiative pas forcément très spectaculaire mais qui constitue une première, le Japon n’ayant pas l’habitude de s’impliquer directement dans la résolution des conflits africains.