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Maladie de Parkinson : une lueur d’espoir ?

Par - Sonia Mabrouk
Mis à jour le 2 juillet 2007 à 14:31

Pourra-t-on un jour freiner ou même stopper l’évolution de la maladie de Parkinson ? C’est en tout cas l’espoir suscité par les résultats d’une intervention chirurgicale menée par des chercheurs américains de l’université Cornell à New York.
On estime aujourd’hui à 4 millions le nombre de personnes affectées par cette maladie dans le monde. Généralement, il s’agit d’hommes âgés de 55 à 65 ans, mais 5 % à 10 % des patients sont plus jeunes : entre 30 et 55 ans. La maladie de Parkinson est due à la dégénérescence des cellules nerveuses d’une zone située à l’intérieur du cerveau, le Locus Niger, et se caractérise principalement par des tremblements, une lenteur des mouvements et une raideur. La maladie se manifeste aussi par des atteintes intellectuelles comme la détérioration de la mémoire. À des stades plus avancés, elle peut s’accompagner de confusion mentale ou de démence.
Les symptômes parkinsoniens pourraient être liés à une suractivité du noyau subthalamique (aire du cerveau associée à la motricité) suite à une perte neuronale, responsable d’une carence en dopamine, substance qui sert à la transmission d’information entre les neurones. Partant de ce constat, les chercheurs de Cornell ont injecté à onze patients (dix hommes et une femme âgés en moyenne de 58 ans) un virus, le gaba – ou acide gamma-amino-butyrique -, dans l’espoir d’inhiber l’activité du noyau subthalamique.

Un an après l’intervention, la procédure a été bien tolérée par les patients et les chercheurs constatent une certaine amélioration des symptômes avec une normalisation des réseaux cérébraux. De l’avis de nombreux spécialistes, il s’agit là d’essais intéressants et encourageants qu’il faut prolonger. Un seul bémol : les améliorations observées pourraient aussi s’apparenter aux fluctuations naturelles de la maladie.
Quoi qu’il en soit, cette intervention chirurgicale marque un retour de la thérapie génique (utilisation d’un ou plusieurs gènes pour pallier la déficience d’un gène) qui a été souvent décriée ses dernières années en raison des graves complications observées.