Mines

Guinée : la Soguipami consulte à Paris

| Par Jeune Afrique
La Guinée a adopté un nouveau Code minier en 2011.

La Guinée a adopté un nouveau Code minier en 2011. © AFP

Les dirigeants de la Société guinéenne du patrimoine minier (Soguipami) étaient à Paris du 13 au 16 janvier, menés par leur administrateur général, l’ancien ministre des Mines Ahmed Kanté, pour préparer la mise en oeuvre du nouveau code minier.

Les dirigeants de la Société guinéenne du patrimoine minier (Soguipami) étaient à Paris du 13 au 16 janvier. Menés par leur administrateur général, l’ancien ministre des Mines Ahmed Kanté, ils ont notamment consulté leurs avocats du cabinet Jeantet pour la mise en oeuvre des prises de participation du groupe public au titre du nouveau Code minier, élaboré en 2011. Ce dernier prévoit pour la Soguipami – créee en 2012 et chargée de la gestion du portefeuille minier de l’État guinéen – 15 % de parts gratuites dans chaque société extractive active en Guinée, avec une option d’achat de 20 % supplémentaires.

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De fait, ce recours par la Guinée à un cabinet d’avocats international dans le cadre de la gestion de son secteur minier n’est pas neuve. Le pays a déjà fait appel à des cabinets prestigieux tels que Gide Loyrette Nouel et Heenan Blaikie dans le cadre de la révision de 18 conventions minières accordées avant l’entrée en vigueur du Code de 2011.

Reprise en main

Cette reprise en main du secteur minier en Guinée, stratégie dans laquelle Soguipami joue un rôle central, n’a pas été sans provoquer des inquiétudes, notamment en ce qui concerne l’impact sur les investissements des parts concédées gratuitement à l’État, mais aussi sur la capacité financière du pays à exercer son option d’achat.

En outre, la renégociation des contrats miniers signés sous les régimes politiques précédents, est loin d’être réglée, comme le prouvent les récents développements du différend opposant la Guinée à l’homme d’affaires franco-israélien Beny Steinmetz au sujet du gisement de fer du Simandou. L’appel aux avocats internationaux par la Guinée dans le cadre du code minier de 2011 pourrait n’être qu’à ses débuts.

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