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Les Algériens noirs aussi…

| Écrit par Cherif Ouazani

Employé dans le secteur pétrolier, fonctionnaire ou camionneur de passage, l’Algérien du Nord n’est jamais à l’abri de railleries dans le Grand Sud. Appelés Ch’naoua, pour « Chinois », les Algériens blancs s’intègrent péniblement dans la société noire. Une autochtone ne peut se marier avec un intrus du Nord sans que celui-ci fasse ses preuves. Très conservatrice, la communauté noire est plus portée sur les valeurs de l’islam et demeure intransigeante sur ce point à l’égard du prétendant blanc.
Que pensent les Algériens noirs des clandestins venus des pays voisins ? Mohamed, de la Casbah d’Alger, reste évasif et précise qu’il se sent plus algérien qu’africain. « Les clandos qui infestent le square Port-Saïd [place célèbre au centre d’Alger] nous causent des soucis de sécurité. Ils ont amené la délinquance, les trafics en tout genre, la prostitution et le… sida. » Au Sud, les préjugés sont tout aussi violents : « Ils sont porteurs de toutes les menaces, jure Sid Ahmed, employé dans une agence de voyages à Tamanrasset, vecteurs du sida, pour la plupart des délinquants, ils encouragent la prostitution et créent un climat d’insécurité, ils construisent des bidonvilles sur les lits d’oued. » Bref, être noir ne suffit pas pour être bien accueilli dans le Sud algérien.

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