Le 2 mars, à l’Assemblée générale de l’ONU, le Maroc n’a pas pris part au vote de la résolution exigeant « de la Fédération de Russie de cesser immédiatement d’employer la force contre l’Ukraine ».
Un texte pourtant voté par une écrasante majorité d’États membres (141 sur 193), dont la Tunisie, l’Égypte et – plus surprenant – les Émirats arabes unis, lesquels s’étaient pourtant abstenus de voter la condamnation de l’invasion russe au Conseil de sécurité de l’ONU, le 25 février. Le royaume et onze autres pays – dont sept africains – n’ont tout simplement pas participé au processus de vote. L’Algérie, quant à elle, a opté pour l’abstention.
Dans la foulée, la diplomatie marocaine a publié un communiqué pour évoquer son absence, sans réellement fournir d’explication. Une décision « souveraine » du Maroc, qui « ne saurait faire l’objet d’aucune interprétation par rapport à sa position de principe concernant la situation entre la Fédération de Russie et l’Ukraine ».
Le royaume suit « avec inquiétude et préoccupation l’évolution de la situation entre l’Ukraine et la Fédération de Russie » et « regrette l’escalade militaire ». En outre, le Maroc parle d’« escalade » plutôt que d’« invasion » russe du territoire ukrainien.