Économie

João Lourenço a-t-il rendu l’Angola plus « business friendly » ?

En arrivant au pouvoir en 2017, le chef de l’État a promis de moderniser l’économie angolaise en laissant toute sa place au secteur privé. Le contrat n’est que partiellement rempli.

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Mis à jour le 25 septembre 2022 à 11:01

Le président angolais João Lourenço lors d’un discours au deuxième jour de la COP26 sur le climat, à Glasgow, le 2 novembre 2021. © ADRIAN DENNIS/POOL/AFP.

« L’État veut se séparer de nombreux actifs et il faut que l’espace libéré soit occupé par le secteur privé. » C’est avec cette déclaration, prononcée début janvier lors d’une interview aux médias angolais, que le président João Lourenço a commencé 2022. Si elle peut sembler anodine, il n’en est rien alors que la puissance publique et son bras armée, la compagnie nationale de pétrole Sonangol, sont omniprésents dans l’économie depuis l’indépendance du pays en 1975.

Cette phrase résume l’ambition de changer de modèle de celui qui est arrivé au pouvoir en 2017 en promettant d’être « l’homme du miracle économique angolais » et candidat à sa réélection cette année. Ce qui signifie diversifier une économie centrée sur le pétrole, libéraliser et privatiser, encourager l’investissement étranger autant que l’entrepreneuriat national. Bref, rendre l’Angola plus « business friendly ».

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