Économie

États africains vs opérateurs télécoms : tous coupables ?

Entre méfiance, manque d’investissement et acharnement fiscal, les opérateurs de télécommunications comme les institutions chargées de les réguler ont chacun leur part de responsabilité dans le conflit perpétuel qui caractérise leur relation.

Réservé aux abonnés
Mis à jour le 18 mars 2022 à 10:46

À la fin de 2021, au Sénégal, l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes a décidé de sanctionner Sonatel, Free et Expresso, à hauteur de 31 millions d’euros au total. Ici, le siège de Sonatel-Orange, à Dakar. © Clément Tardif pour Jeune Afrique

« Nous sommes actuellement en train d’explorer une voie de sortie de crise ». Ces derniers jours, quand il s’agit d’évoquer le bras de fer qui oppose depuis décembre 2021 le régulateur des télécoms sénégalais et les trois opérateurs du pays, Mamadou Mbengue, directeur général de Free au Sénégal, manie la périphrase. Craint-il de faire capoter un dialogue enfin renoué entre ses homologues et Abdoul Ly, patron de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) ?

Ce dernier a mis le feu aux poudres, à la fin de l’année écoulée, lorsqu’il a décidé de sanctionner Sonatel, Free Sénégal et Expresso Sénégal, à hauteur de 31 millions d’euros au total, pour mauvaise qualité de service. Le dossier a emballé la presse locale, nourrie par les différents communiqués et conférences de presse organisées pour contrer les arguments du régulateur.

Pour ne rien arranger, le ministre