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Dans le cadre du label Green Terminal, Bolloré Ports a commandé deux nouveaux tracteurs portuaires électriques Gaussin et une station multi-charge pour équiper Freetown Terminal en Sierra Leone. © Bolloré Ports

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Logistique en Afrique : une nouvelle donne

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Ports africains : les trois innovations qui vont changer la donne

Malgré la désorganisation provoquée par la pandémie de Covid-19, opérateurs portuaires et logisticiens ont continué à investir dans de nouveaux outils. Ces derniers sont essentiels pour tirer profit de l’actuelle reprise des échanges.

Mis à jour le 16 mars 2022 à 11:04

Terminal 3 au port de Tanger Med (TC3) © Tanger Alliance

Un chiffre suffit à illustrer le dynamisme de la logistique sur le continent : selon l’OCDE, les exportations africaines ont bondi de 42 % sur un an en 2021, soit plus du double des performances asiatique et américaine. Et, malgré la persistance de difficultés, dont l’accès à l’énergie, les complexités administratives et la sous-performance de certaines infrastructures, le secteur recèle un fort potentiel de développement.

Celui-ci est porté par la demande soutenue en hydrocarbures à laquelle se joint à l’appétit mondial pour les métaux rares et autres minerais dont les économies développées ont besoin pour réaliser leur transition énergétique. Sans oublier l’importance des industries halieutiques et fruitières, ni la forte reprise du trafic mondial après la pandémie.

C’est dans ce contexte qu’évolue l’industrie portuaire. Ces dernières années, l’heure était à la consolidation avec une dizaine d’acteurs (Bolloré, APM Terminals, DP World, CMA CGM) se partageant les concessions publiques et parfois même certaines infrastructures. Mais l’arrivée de nouveaux acteurs, à l’image du chinois China Merchant Ports ou du philippin ICTSI (International Container Terminal Services Inc), et l’annonce de l’offre de MSC, candidate en janvier au rachat de Bolloré Africa Logistics pour 5,7 milliards d’euros, rebattent les cartes.

Concurrence

D’une part, l’idée d’une offensive des compagnies maritimes, pressées de remonter la chaîne logistique et de concurrencer les opérateurs portuaires, revient en force. D’autre part, la course à l’innovation, moyen de se démarquer de la concurrence, redouble de vigueur. Deux tendances suivies de près par les autorités portuaires publiques vu le rôle central des ports dans le commerce extérieur de certains pays – celui d’Abidjan agrège à lui seul 90 % des exportations de Côte d’Ivoire.

En attendant d’y voir plus clair sur la recomposition du secteur, une révolution est déjà à l’œuvre sur le plan de l’innovation, que ce soit via le digital, le développement durable ou encore la chaîne du froid. Elle devrait changer le visage des ports africains.

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