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Slaheddine Belaïd

Ministre de l'Équipement, de l'Habitat et de l'Aménagement du territoire

Nommé ministre en 1997, Slaheddine Belaïd, 63 ans, est diplômé de l’École nationale des ponts et chaussées de Paris. Il a commencé sa carrière d’ingénieur en 1962, dans le secteur portuaire. Il a ensuite oeuvré dans le tourisme, les travaux publics, la planification et la formation des cadres et les infrastructures urbaines.

Jeune Afrique l’intelligent : Comment expliquer que les Tunisiens réalisent eux-mêmes la plupart de leurs grandes infrastructures ?
Slaheddine Belaïd : C’est principalement grâce au niveau de compétitivité qu’ils ont atteint. D’ailleurs, nombre de bureaux d’études tunisiens sont actifs depuis longtemps à l’étranger, notamment dans les pays d’Afrique francophone. Certaines entreprises de travaux publics commencent à leur emboîter le pas. Tout cela doit beaucoup à la qualité des ressources humaines. La Tunisie a énormément investi dans la formation et le perfectionnement des cadres, comme en témoigne la progression du nombre d’étudiants depuis une dizaine d’années, à commencer par les filières scientifiques. Et puis, le pays a très tôt fait le choix d’intégrer les nouvelles technologies de l’information dans son processus de développement, mettant ainsi à la disposition des opérateurs économiques des outils indispensables à leur insertion dans le marché mondial.
J.A.I. : On assiste à une accélération des investissements dans les infrastructures routières autour des villes…
S.B. : L’amélioration constante du niveau de vie a favorisé l’accès à la voiture pour les classes moyennes. Cette tendance a été démultipliée par la mesure révolutionnaire consistant à exonérer de tous droits et taxes d’importation les voitures d’une puissance de 4 CV. Le parc automobile a donc connu un rythme de croissance supérieur à 7 % par an. Logiquement, le réseau routier a été plus sollicité, spécialement autour des villes, qui regroupent près des deux tiers de la population.
J.A.I. : Comment comptez-vous rattraper le retard de votre réseau autoroutier ?
S.B. : Il serait plus conforme à la réalité de parler de démarrage très lent. Jusqu’en 1987, la Tunisie ne disposait que d’une cinquantaine de kilomètres d’autoroutes. Aujourd’hui, nous en sommes à 200, tandis que 67 km sont déjà en chantier, et les travaux devraient commencer début 2004 pour une centaine d’autres. D’ici à 2006, le réseau autoroutier atteindra 360 km et desservira les zones d’activités les plus importantes du pays, réparties sur l’axe nord-sud en direction de la Libye et est-ouest vers l’Algérie. La décision d’affecter une partie des recettes provenant de la privatisation des entreprises publiques à un fonds de développement autoroutier a été un facteur déterminant.
J.A.I. : Quand ces axes rejoindront-ils les pays voisins ?
S.B. : Nous allons poursuivre la réalisation de notre programme autoroutier d’une manière progressive durant les XIe et XIIe Plans (soit de 2006 à 2015), tout en étudiant les possibilités de son extension vers les frontières avec la Libye et l’Algérie.

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