Économie

Maroc – Nezha Hayat : « Le marché des capitaux a un rôle important à jouer dans la relance »

Dans sa nouvelle stratégie, le gendarme de la Bourse de Casablanca s’engage à faciliter et à accélérer l’accès des PME au marché des capitaux et à en faire un instrument de premier plan dans la reprise économique post-Covid. Explications avec la présidente de l’institution financière.

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Mis à jour le 14 février 2022 à 10:21

Nezha Hayat est à la tête de l’Autorité marocaine des marchés de capitaux depuis six ans. © Alexandre Dupeyron pour JA

À la tête de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) depuis 2016, Nezha Hayat est la première femme à occuper ce poste. Diplômée de l’Essec, passée par le secteur bancaire (BNP Paribas, Société générale…), elle se trouve en première ligne dans « l’effort de guerre économique » mené contre le Covid-19 dans le royaume chérifien.

Régulièrement classée par Forbes parmi les dirigeantes les plus puissantes du monde arabe, celle qui préside également le Club des femmes administrateurs d’entreprises au Maroc (CFA Maroc) croit en la place du marché boursier comme instrument de financement des entreprises dans le royaume et sur le continent. Et même des PME, qui trouvent encore des difficultés à accéder à la « corbeille ».

Nouveaux modes d’emprunts obligataires (green, social et gender bonds), financement participatif… La présidente du gendarme de la Bourse de Casablanca, qui veut renforcer d’ici à 2023 la place des marchés de capitaux en tant qu’alternative au financement classique, en ligne avec les recommandations du rapport sur le nouveau modèle de développement, a répondu aux questions de Jeune Afrique.

Jeune Afrique : La crise du Covid-19 a accru les besoins de financement des entreprises, tant pour faire face au choc immédiat que pour « relancer la machine ». Quelle a été la contribution du marché des capitaux dans la reprise au Maroc ?

Il faut déjà noter que le Maroc, sous la conduite du roi Mohammed VI, a fait preuve d’une vraie résilience face à la pandémie, grâce aux mesures de protection sanitaire et aux initiatives de soutien au tissu économique national. Il en est de même pour le marché des capitaux marocain qui, en dépit des incertitudes liées à la crise, s’est montré résistant.