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Un guide pour le dépistage du sida

La lutte contre l’épidémie de VIH-sida, c’est d’abord le traitement : faciliter l’accès aux antirétroviraux des porteurs du virus. Mais c’est aussi la prévention : dans ce domaine relativement négligé, les grandes institutions internationales – Organisation mondiale de la santé (OMS), Onusida – développent leur action.

Étape essentielle : le dépistage. Quatre-vingts pour cent des personnes vivant avec le VIH dans le monde ignorent qu’elles sont séropositives. Une enquête récente a montré qu’en Afrique subsaharienne, 12 % seulement des hommes et 10 % des femmes ont fait un test et ont reçu le résultat. « Sans une extension majeure du conseil et du dépistage du VIH dans les établissements de soins, l’accès universel à la prévention, au traitement et aux soins restera un vu pieux », souligne le Dr Kevin De Cock, directeur à l’OMS du département VIH-sida.

Dans cette perspective, l’OMS et l’Onusida ont publié, la semaine dernière, un nouveau guide sur le conseil et le dépistage à destination de ces établissements. Les soignants sont incités à recommander ce test à tous les patients qui se présentent avec des pathologies évocatrices d’une infection à VIH sous-jacente. Tout dépistage, cependant, devra être confidentiel et réalisé avec le consentement du patient. Le résultat devra lui être communiqué, et il bénéficiera d’un soutien pour éviter les conséquences négatives potentielles de la connaissance et de la divulgation de son statut sérologique.
Un tel service a déjà été mis en place dans divers sites cliniques de pays à revenus faibles ou intermédiaires, parmi lesquels le Botswana, le Kenya, le Malawi, l’Ouganda et la Zambie.

Autre forme de lutte contre l’épidémie, la YWCA mondiale, qui travaille avec plus de 25 millions de femmes dans 125 pays, organise du 4 au 16 juillet à Nairobi, au Kenya, un sommet international dont l’objectif est de donner des réponses rapides à l’impact disproportionné de l’épidémie sur les femmes et les enfants. Aujourd’hui, près de 80 % des nouvelles infections touchent les filles et les jeunes femmes. Seront notamment présents le Dr Margaret Chan, directrice générale de l’OMS, le Dr Peter Piot, directeur exécutif de l’Onusida, et la Kényane Wangari Maathai, Prix Nobel 2004, ainsi que la ministre Charity Ngilu.

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