Société

CAN : Cameroun-Égypte, trois duels pour une bataille clé

La seconde demi-finale de la Coupe d’Afrique des nations verra s’affronter les Lions indomptables et les Pharaons, après que le Sénégal l’a emporté face au Burkina Faso. L’occasion pour Mohamed Elneny de prendre sa revanche sur 2017 ?

Mis à jour le 3 février 2022 à 14:14

Le Camerounais André-Franck Zambo Anguissa (avec la balle) face au joueur des Comores, Bendjaloud Salmata Youssouf, en 8e de finale de la 33e édition de la CAN, à Yaoundé, le 24 janvier 2022. © Ulrik Pedersen/ CSM/Shutterstock/SIPA.

• Anguissa contre Elneny

L’affrontement, ce 3 février en demi-finale de la 33e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), entre le Cameroun et l’Égypte, les deux équipes les plus titrées de la compétition, risque de dégénérer en un duel tendu de milieux de terrain. Si c’est le cas, tout dépendra qui, de Mohamed Elneny et d’André-Frank Zambo Anguissa, prendra le dessus et sortira son équipe du bourbier.

Plutôt que de flair, les deux hommes sont entourés de complices efficaces et de coureurs motivés. C’est à Zambo Anguissa – il excelle en Série A après avoir été prêté par Fulham à Naples – qu’il incombe d’ouvrir le jeu et de le dicter, les Lions indomptables cherchant à faire jouer Vincent Aboubakar et Karl Toko-Ekambi à travers les lignes. Dossard n° 8, Anguissa possède les qualités requises, mais n’a pas encore été véritablement testé dans ce tournoi.

Elneny, si souvent passif et sans réelle ambition sous le maillot d’Arsenal, assume davantage de responsabilités pour les Pharaons, en faisant face à l’avant et en passant verticalement. Son but contre le Cameroun lors de la finale de 2017 n’avait pas suffi à remporter la coupe, et il a attendu cinq ans une chance de se racheter. Il lui faudra toutefois l’appui d’Amr El Solia pour ce faire.

En quart de finale contre le Maroc (2-1), l’arrière gauche Ayman Ashraf a été amené à renforcer le milieu de terrain, en gardant un œil sur la menace planant sur le flanc droit d’Achraf Hakimi. L’entraîneur des Égyptiens, Carlos Queiroz, pourrait adopter la même tactique défensive.

• Salah contre Tolo

Vraisemblablement, les Pharaons privilégieront un rythme lent pour gagner progressivement du terrain. De quoi faire bénéficier Mohamed Salah, venu de la droite, d’une position de départ plus avancée, comme il l’a fait avec un effet dévastateur en phases éliminatoires.

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Face à l’attaquant de Liverpool se tiendra Nouhou Tolo. Le défenseur latéral offensif, qui a également joué comme troisième défenseur central dans un 3-5-2 en Major Soccer League pour les Seattle Sounders, a été pour beaucoup l’homme du match en quart face au Burkina Faso (3-1). Jusqu’ici, Tolo a fait preuve d’un sens défensif croissant, mais l’Égypte cherchera à ce que Salah l’isole dans un face à face, et le Camerounais devra peut-être réfréner ses propres instincts offensifs sur le flanc gauche.

• Aboubakar contre Abdelmonem

Auteur de six buts, Aboubakar a confirmé son statut de talisman. L’attaquant camerounais de 29 ans, à l’aise sous la pression du public, se souviendra de sa tardive envolée à Libreville, qui a permis de vaincre l’Égypte lors de la dernière rencontre entre les deux équipes.

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Dans les rangs égyptiens, avec la mise à l’écart probable d’Ahmed Hegazy en raison d’une blessure survenue lors du match contre le Maroc, les Pharaons auront besoin de Mohamed Abdelmonem pour assumer la charge défensive. Le joueur de 23 ans n’a pas débuté sur la pelouse lors du premier match de groupe contre le Nigeria, mais est entré en tant que remplaçant. Depuis, il n’a cessé d’évoluer, marquant notamment le but de la victoire contre le Soudan (1-0). Le manque de rythme en défense peut coûter cher à l’Égypte, mais Abdelmonem a le physique nécessaire pour faire face.