Politique

ONU : les nouveaux projets de François Louncény Fall 

L’ancien ministre des Affaires étrangères guinéen quitte son poste de représentant spécial des Nations unies pour l’Afrique centrale. 

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Mis à jour le 20 janvier 2022 à 16:57

Le diplomate guinéen François Louncény Fall, en octobre 2016 à Paris. © Vincent Fournier/JA

François Louncény Fall a profité du sommet de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) à Brazzaville pour informer les chefs d’État, le 19 janvier, que son mandat onusien s’achevait le 31 mai. Sa mission, débutée en 2017, devait initialement se terminer fin février cette année, mais il joue les prolongations à la demande des Nations unies. Après son départ de Libreville, où il était basé, il fera une première escale en Guinée, selon nos informations.

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Le diplomate prévoit en effet de séjourner dans son pays afin, entre autres, de s’occuper de sa plantation d’ananas, située à Kindia. Puis il ira se reposer quelque temps à Paris. S’il reste ouvert à d’autres propositions, que ce soit à l’ONU – il fut également représentant spécial en Somalie (2005-2007) et en Centrafrique (2007-2008), entre autres – ou au sein des instances de l’Union africaine (UA), il a également fait savoir aux nouvelles autorités guinéennes qu’il était disponible pour les conseiller.

Début décembre, François Louncény Fall a en effet effectué une discrète visite à Conakry, au cours de laquelle il a longuement été reçu par le président de la transition Mamadi Doumbouya. Il s’est également entretenu avec Amara Camara, l’influent ministre secrétaire général à la présidence, et Mohamed Béavogui, le Premier ministre. Il a également eu des rendez-vous avec d’anciens collaborateurs d’Alpha Condé, parmi lesquels l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana.

La course à sa succession au poste de représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique centrale est d’ores et déjà lancée. Pour le moment, une seule personnalité semble s’être positionnée, l’ancien ministre ivoirien des Affaires étrangères, Marcel Amon Tanoh. Le chef de l’État, Alassane Ouattara, pousse en effet depuis plusieurs mois la candidature de son ex-collaborateur. Entre-temps, ce dernier a été nommé, le 4 janvier, secrétaire exécutif du Conseil de l’entente, institution sous-régionale basée à Abidjan composée de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Bénin et du Niger.