Économie

Pékin et Tencent mettent Naspers de plus en plus sous pression

Le groupe sud-africain s’est totalement transformé après avoir investi très tôt dans le géant chinois. Mais, depuis quelques années, la réussite de ce dernier l’handicape. Les autorités chinoises, en s’attaquant aux acteurs du numérique, sont venues compliquer les choses.

Réservé aux abonnés
Mis à jour le 22 janvier 2022 à 01:32

Bob van Dijk, CEO du géant du multimedia Naspers, à Johannesburg, le 9 octobre 2019. © REUTERS/Siphiwe Sibeko

Plus que jamais, Bob van Dijk, directeur général du sud-africain Naspers se trouve en première ligne face aux marchés financiers. La plus importante capitalisation de la bourse de Johannesburg (76 milliards de dollars) et sa filiale, Prosus, cotée à Amsterdam et également à Joburg, voient leurs cours décrocher depuis près d’un an (respectivement – 25 et – 23 %). Leurs résultats sont pourtant largement dans le vert.

Naspers a réalisé un bénéfice de 5,3 milliards de dollars lors du dernier exercice clos en mars 2021 (pour un chiffre d’affaires de 29,6 milliards de dollars). Sans véritable solution, le dirigeant a fait le pari début janvier de redonner confiance aux investisseurs en achetant personnellement pour environ 155 millions de rand d’actions de Prosus.

Reprise en main

Du point de vue des analystes, le groupe de Bob van Dijk dépend trop fortement des résultats du Chinois Tencent, dont il détient 29 % et qui a fait de lui l’un des plus grands investisseurs mondiaux de la tech. Fin septembre, son capital était valorisé avec une décote de plus de 60 % par rapport à la valeur réel de ses actifs. Et la reprise en main brutale par Pékin des acteurs de l’économie numérique depuis le deuxième trimestre 2021 complique encore davantage la donne.

Tencent n’en sort pas indemne. Le groupe a perdu plus de 30 % de sa capitalisation en un an