Économie

En Afrique, la finance mondiale n’est pas à la hauteur

Entre indifférence – ou complicité – aux détournements de ressources publiques et financement inadéquat de l’adaptation climatique, le système financier actuel est en-dessous des attentes. Il est temps de le reformer.

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Mis à jour le 11 février 2022 à 21:39
Patrick Smith

Par Patrick Smith

Patrick Smith est le rédacteur en chef de The Africa Report, un magazine mensuel qui se concentre sur la politique et l’économie en Afrique.

(De gauche à droite) Le président de la Banque mondiale, David Malpass, le ministre kényan des Finances, Ukur Yatani Kanacho, Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre et actuel envoyé spécial des Nations unies pour l’action climatique et les finances, et la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, participent à un débat lors du sommet climatique des Nations unies COP26 à Glasgow, le 3 novembre 2021. © Daniel LEAL / AFP

[Suite à la publication de cet article, nous avons reçu une réponse de la Banque mondiale, publiée ici]

Pour reprendre le prince Hamlet « il y a quelque chose de pourri » au royaume de la finance. Elle échoue lourdement en ces temps de crise climatique, de pandémie et d’autoritarisme galopant. Et ces échecs produisent des « révolutionnaires » inattendus. C’est le cas de la Zambie, où un expert-comptable a remporté l’élection présidentielle en défendant les droits de l’homme et la liberté de la presse, tout en promettant de sauver l’économie d’une cabale corrompue.

Le FMI et les « restructurateurs » de dette entrent en scène…

Le vainqueur de la présidentielle, Hakainde Hichilema, est trop diplomate pour dénoncer ouvertement les banques qui ont collaboré avec des politiciens véreux. Mais l’histoire récente de la Zambie rappelle celle du scandale de la dette cachée au Mozambique. Des élites