Politique

Mali : comment Alger veut jouer les médiateurs

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Par - à Alger
Mis à jour le 13 janvier 2022 à 17:34

L’ambassadeur Boudjemaa Delmi, ex-envoyé spécial du ministre des Affaires étrangères pour le Sahel et l’Afrique, continue d’incarner la politique malienne et sahélienne de l’Algérie. © Boudjemaa Delmi © UN PHOTO

L’Algérie entend proposer de nouveau ses bons offices au Mali. Sa stratégie : sortir la junte au pouvoir de son isolement, tout en plaidant pour une transition courte.

L’arrivée des mercenaires de la compagnie militaire privée russe Wagner au Mali fin décembre et le début de leur déploiement en janvier, contesté par le pouvoir malien qui parle de « soldats russes », sont au cœur des préoccupations des protagonistes traditionnels du dossier malien.

L’événement a sans aucun doute été discuté lors de la discrète et rapide visite à Alger fin novembre de Frédéric Bontems, envoyé spécial pour le Sahel du ministère français des Affaires étrangères.

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La France reproche à l’Algérie de laisser faire et de ne pas s’opposer publiquement à l’arrivée de cet intrus dans les affaires maliennes, comme l’ont fait les pays du G5 Sahel ou l’Allemagne. Sur ce point l’Algérie ne répond pas – la Russie reste un partenaire stratégique –, mais n’en pense pas moins.

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