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L’effet Laanegri

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Mis à jour le 6 juillet 2004 à 01:00

Un peu moins d’un an après sa nomination à la tête de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN, la police marocaine), le général de gendarmerie Hamidou Laanegri peut être satisfait : il est parvenu à remettre de l’ordre – et, surtout, de la morale – dans un corps rongé par la bureaucratie, l’inefficacité et la corruption. Selon des chiffres officieux, une centaine de fonctionnaires de police ont ainsi été radiés depuis juillet 2003 pour des comportements (ou des actes) délictueux. Dans 40 % des cas, ces exclusions se sont accompagnées de poursuites judiciaires. Laanegri, qui dirigeait auparavant la DST, continue d’avoir un oeil sur son ancienne maison, à la tête de laquelle a été placé l’un de ses anciens adjoints. C’est d’ailleurs pour mettre un terme aux paralysantes rivalités entre DGSN et DST que Mohammed VI avait décidé, deux mois après les attentats de Casablanca (mai 2003), de promouvoir Laanegri. Seul couac sur le front désormais apaisé de la guéguerre des polices marocaines : les relations entre le couple DGSN-DST et la Direction générale des études et de la documentation (DGED), les services de renseignement extérieur, sont loin d’être sans nuages.