Politique

Maroc – Khalid Aït Taleb : « Nous avons réussi à éviter deux vagues de contaminations »

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Mis à jour le 13 janvier 2022 à 17:55

Khaled Aït Taleb, ministre marocain de la Santé. © MARCO WOLF/Ministère de la Santé

Pour lutter contre la pandémie et la propagation du variant Omicron, le gouvernement a parfois été amené à prendre des décisions impopulaires, comme l’annulation des festivités du nouvel an. C’est dans ce contexte délicat que le ministre marocain de la Santé a accepté de répondre aux questions de Jeune Afrique.

Depuis trois semaines, le Maroc connaît une accélération importante de l’épidémie de Covid-19. Le royaume, qui vient de franchir la barre symbolique du million de cas de contaminations depuis le début de la crise, subit de plein fouet la propagation du variant Omicron.

Face à l’arrivée de la troisième vague, les autorités ont entre autres décidé de maintenir les frontières fermées jusqu’au 31 janvier. Cette grande prudence, caractéristique de la stratégie marocaine de lutte contre la pandémie, a parfois donné lieu à des critiques, notamment en provenance des opérateurs du tourisme.

Le ministre de la santé, Khalid Aït Taleb, est en poste depuis 2019. Après une brève parenthèse d’une semaine suite à l’arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement, il a été rappelé au ministère après la démission de Nabila Rmili. Il aura donc connu tous les aléas et rebondissements de la crise sanitaire. Il a accepté de répondre aux questions de Jeune Afrique.

Jeune Afrique : Comment jugez-vous la situation épidémiologique actuelle au Maroc ?

Khalid Aït Taleb : La situation sanitaire ne diffère pas de ce que nous pouvons observer à l’international. Chacun doit faire face au problème du variant Omicron, et composer avec ses propres moyens.

Il faut plus de rigueur dans l’application des gestes barrières, et une vaccination accrue des jeunes

Grâce aux orientations de Sa Majesté, le Maroc a adopté le bon positionnement stratégique dès le départ, en anticipant la vaccination dès le mois de mars 2020. Nous avons été parmi les premiers à nouer plusieurs accords de partenariat pour l’obtention des vaccins, ainsi que sur des transferts technologiques.