Politique

Tchad : le dialogue national s’ouvrira le 15 février, annonce Mahamat Idriss Déby Itno

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Mis à jour le 5 janvier 2022 à 10:43

Mahamat Idriss Déby Itno à N’Djamena, le 11 juin 2021. © Vincent Fournier pour JA

Le chef du Conseil militaire de transition (CMT) a fixé à la mi-février le début du « dialogue national inclusif », préalable à l’organisation d’élections présidentielle et législatives.

Cette annonce, Mahamat Idriss Déby Itno l’a faite lors de ses premiers vœux télévisés, le 31 décembre. Le chef du Conseil militaire de transition a promis « un dialogue sans tabou et souverain […] dont les conclusions seront pleinement exécutoires ». « Une nouvelle Constitution va être adoptée par voie référendaire et des élections générales, transparentes, libres, crédibles et démocratiques vont être organisées » à l’issue de ce dialogue, a-t-il précisé.

Mahamat Idriss Déby Itno, qui a pris le pouvoir à la suite de la mort de son père Idriss Déby Itno, tué en avril dernier lors de combats contre des rebelles, a mis en place en août un comité technique spécial chargé de préparer le dialogue national inclusif devant initialement se tenir fin 2021. Il avait aussi promis, lors de son accession au pouvoir, des élections « libres et transparentes » dans un délai de 18 mois renouvelable une fois. « De larges consultations de différentes composantes de la société tchadienne ont été organisées, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays à la satisfaction de tous », a-t-il assuré le 31 décembre.

Réticences de l’opposition

L’opposition la plus dure reste toutefois réticente à participer au dialogue tel que souhaité par le président du CMT. La plateforme de la société civile Wakit Tamma et certains partis d’opposition ont ainsi dénoncé dans un communiqué « les décisions unilatérales, non consensuelles et illégitimes » du CMT et ont rappelé qu’ils exigeaient que la charte de transition « inclue notamment la clause interdisant à tous les dirigeants de la transition de participer aux élections à la fin de la transition ».

« Notre engagement est aujourd’hui reconnu et apprécié par l’ensemble de la communauté internationale », a insisté Mahamat Idriss Déby dans son allocution.

À ce jour, aucun pays n’a dénoncé la prise du pouvoir par les militaires et, immédiatement après sa proclamation comme président de la transition, Mahamat Déby avait reçu le soutien remarqué de la France, de l’Union européenne et de l’Union africaine.

(Avec AFP)