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Chine-Afrique : un modèle gagnant gagnant ?

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Chine-Afrique : Pékin ne prête plus qu’au compte-gouttes

Le continent n’est pas l’eldorado financier tant espéré par l’empire du Milieu. Conséquence : ce dernier y regarde désormais à deux fois avant de prêter ses milliards de dollars à une région pourtant en mal d’investissements.

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Mis à jour le 14 février 2022 à 16:57

Construction d’une tour par la China State Construction Engineering Corp (CSCEC), dans le cadre du pharaonique projet de nouvelle capitale administrative, à l’est du Caire. © Mohamed Abd El Ghany/REUTERS.

Il y a eu les années 2010 un peu folles où, désireuse de séduire les dirigeants des pays en développement du monde entier, la Chine vantait ses nouvelles « Routes de la soie », alias « Belt and Road Initiative » (BRI). Un cadre dans lequel elle proposait à ces États de financer, sans qu’ils regardent de trop près leur gouvernance et leur respect des droit humains, des ouvertures de mines ou la construction d’infrastructures (ports, routes, barrages, lignes électriques, voies ferrées, gazoducs, aéroports).

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De telles opérations « clé en main » ne se refusaient pas, d’autant que, à la différence des bailleurs multilatéraux et des donateurs bilatéraux, l’Exim Bank of China ou la China Development Bank débloquaient sans barguigner les fonds nécessaires à des chantiers qui glorifiaient les gouvernants africains signataires des contrats. Ceux-ci n’ont découvert que lentement les inconvénients de cette générosité qui les dotait, sans bourse délier, d’outils nécessaires à leur développement.

Personne ne calculait vraiment la rentabilité et l’équilibre à long terme des projets