Économie

Business : les nominations marquantes de 2021

Ils et elles ont brisé les plafonds de verre dans la banque, l’assurance, le pétrole. Et décroché de belles promotions en 2021, incarnant la réussite des cadres du continent.

Par
Mis à jour le 31 décembre 2021 à 17:02

Georges Wega (Société générale), Malangu Kabedi Mbuyi (BCC) et Delphine Traoré (Allianz Africa). © Fernand Kuissu pour JA/DR

Malangu Kabedi Mbuyi, première femme à la tête de la BCC

À 63 ans, l’économiste, qui a passé la majeure partie de sa carrière au sein du Fonds monétaire international (FMI), est la première femme à être nommée à la tête de la Banque centrale du Congo (BCC) et, plus globalement, à la tête d’une telle institution en Afrique continentale francophone.

Intervenue en juillet, cette nomination s’inscrit dans le cadre d’un plan de réforme de la BCC lancé en 2018 et figurant parmi les conditions posées par le FMI pour décaisser un financement triennal d’environ 1,5 milliard de dollars au bénéfice de la République démocratique du Congo (RDC).

La gouverneure a donc la lourde tâche de mener à bien la réforme de l’institution qu’elle dirige tout en assurant la stabilité du système monétaire et une régulation bancaire efficace dans un contexte difficile de pandémie de Covid-19.

Georges Wega, premier subsaharien au comité de direction de Société générale

En juin, le banquier camerounais intègre le comité de direction de Société générale, groupe bancaire français dirigé par Frédéric Oudéa. C’est la première fois qu’un cadre subsaharien rejoint cette instance de décision composée des 60 principaux dirigeants des métiers et services de la banque. « Je serai amené à participer aux discussions, échanges et séminaires qui contribuent à construire la stratégie du groupe et à mettre en œuvre son exécution », explique alors l’intéressé.

Également nommé directeur délégué des réseaux bancaires internationaux pour la région Afrique, bassin méditerranéen et outre-mer (Afmo), Georges Wega pilote désormais un portefeuille rassemblant les sept filiales d’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Sénégal, Bénin, Burkina Faso, Guinée Conakry, Mauritanie, Ghana), la succursale togolaise et les six filiales de la région Afrique centrale et de l’Est (Cameroun, Congo-Brazzaville, Guinée équatoriale, Tchad, Madagascar, Mozambique), auquel s’ajoutent les dossiers transverses de la zone.

Delphine Traoré, numéro un d’Allianz Africa

Début novembre, la Burkinabè native d’Orodara, petit village à l’ouest de Bobo-Dioulasso, est devenue la patronne d’Allianz Africa, première femme à occuper de telles responsabilités au sein du leader mondial de l’assurance. Le siège des opérations d’Allianz Africa est établi à Abidjan tandis que la majorité des fonctions administratives est localisée à Casablanca. Un nouveau hub en Afrique de l’Est est quant à lui implanté à Nairobi depuis le récent rapprochement avec Jubilee Holdings.

Ex-directrice des opérations (COO) de la branche Afrique de l’assureur allemand, elle entend vouloir « faire monter en compétence les jeunes femmes et hommes dans les domaines de la finance et des technologies en Afrique ».

Henri-Max Ndong-Nzue, patron Afrique de TotalEnergies EP
Henri-Max Ndong-Nzue. © DR

Henri-Max Ndong-Nzue. © DR

En septembre, le Franco-Gabonais Henri-Max Ndong-Nzue est devenu le premier Africain à prendre la tête de la branche exploration-production (EP) de TotalEnergies au sud du Sahara.

Diplômé de Polytechnique, le quinquagénaire a rejoint la major française, dirigée par Patrick Pouyanné, en 1991. Depuis, il n’a cessé de gravir les échelons, occupant tour à tour les fonctions de contrôleur financier, architecte pétrolier, directeur de projet aux affaires nouvelles et directeur de stratégie. Jusqu’à son poste actuel de directeur général.