Économie

Cameroun : comment Eneo et Yaoundé ont trouvé un compromis financier

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Par - à Yaoundé
Mis à jour le 28 décembre 2021 à 13:18

Un poste de transformation électrique du Barrage de Lagdo, au Cameroun. © Jean-Pierre Kepseu pour JA

En s’endettant auprès du marché monétaire pour apurer une partie de sa dette auprès de la filiale d’Actis, l’État oblige aussi cette dernière à payer ses fournisseurs. Pour un retour durable à l’équilibre financier dans le secteur ? 

Une sursouscription de 126 % représentant plus de 88 milliards de francs CFA (environ 134 millions d’euros). Tel est le résultat de l’émission par le Cameroun de bons et d’obligations assimilables du Trésor, réalisée le 15 décembre.

L’opération visait à récolter 70 milliards de francs CFA afin de régler une partie du montant de la dette (à fin 2019) de l’État camerounais à l’égard d’Energy of Cameroon (Eneo), opérateur en charge de la production, distribution et vente d’électricité dans le pays – lequel est détenu à 51 % par le fonds Actis et à 44 % par Yaoundé, le personnel détenant les 5 % restants. Une deuxième émission de 48 milliards de francs CFA doit avoir lieu le 17 janvier, ce qui porterait la titrisation monétaire de la créance de l’État vis-à-vis de l’énergéticien à 118 milliards de francs CFA.

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