Politique

Algérie-Tunisie : pourquoi tant d’amour ?

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Mis à jour le 23 décembre 2021 à 11:46

Le président tunisien Kaïs Saïed (à dr.) avec son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune, le 15 décembre, à Tunis. © TUNISIAN PRESIDENCY/AFP

Visites de haut niveau, signature d’accords de coopération, soutien financier… La Tunisie et l’Algérie ne cessent de multiplier les signes de rapprochement. Une manière de sortir de leur isolement respectif.

Les polémiques entre journalistes sportifs algériens et tunisiens après la finale de la Coupe arabe remportée par l’Algérie le 18 décembre n’ont pas entamé la lune de miel amorcée depuis plusieurs mois entre les deux voisins du Maghreb.

Le déplacement officiel de la cheffe du gouvernement tunisien, Najla Bouden, en Algérie le 25 novembre avait pu être jugé décevant, faute d’annonces concrètes. De « nouvelles perspectives » avaient ensuite été promises le 10 décembre, lors de la visite de son homologue algérien, Aïmene Benabderrahmane, en Tunisie, à la tête d’une importante délégation.

Les choses se préciseront lors de la visite d’État de deux jours du président algérien, Abdelmadjid Tebboune, à Tunis, le 15 décembre. Pas moins de 27 accords de coopération et mémorandums d’entente ont été signés.

Ces aides ne vont pas changer la donne mais elles offrent un peu d’oxygène à la Tunisie

La veille, Alger a concédé un prêt de 300 millions de dollars à sa voisine. Kaïs Saïed a d’ailleurs exprimé sa reconnaissance à son homologue en lui décernant la médaille du Grand Collier de l’Ordre National du Mérite.