Politique

Quels chefs d’État sont attendus au Sommet Turquie-Afrique ?

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Mis à jour le 16 décembre 2021 à 18:52

Le président Recep Tayyip Erdogan, lors de sa visite en Angola, en octobre 2021. © MURAT KULA/Anadolu Agency via AFP

Les 17 et 18 décembre, à Istanbul, le président Recep Tayyip Erdogan recevra une vingtaine de ses pairs du continent, pour la troisième édition de cet événement.

Une vingtaine de chefs d’État du continent sont attendus au IIIe Sommet Turquie-Afrique, les 17 et 18 décembre à Istanbul, à l’invitation du président Recep Tayyip Erdogan. Le 17 décembre, le président Erdogan et son épouse, Emine, donneront un dîner en l’honneur de leurs hôtes, au palais de Dolmabahçe. Le 18 sera consacré au sommet des chefs d’État proprement dit, ponctué par des entretiens bilatéraux et par un déjeuner de travail consacré aux investissements. L’événement se déroulera au Palais des congrès.

Au premier rang des participants, Félix Tshisekedi, qui vient en sa double qualité de président de la RDC et de président de l’UA, et le Sénégalais Macky Sall, qui lui succèdera à la tête de cette institution en février.

Sont aussi attendus des chefs d’État qui entretiennent des relations chaleureuses avec le président Erdogan, comme l’Algérien Abdelmadjid Tebboune et le Somalien Mohamed Farmajo. La Libye, avec qui la Turquie a signé, en novembre 2019, un accord de coopération militaire, sera représentée par Mohamed el-Menfi.

Le Tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, déjà venu à Ankara en octobre, et le Nigérian Muhammadu Buhari, qui avait reçu le président turc à Abuja le même mois, devraient faire partie des convives, tout comme le Sierra-Léonais Julius Maada Bio. Lors de ses vacances privées en Turquie, en août dernier, celui-ci avait, avec sa famille, partagé un dîner avec le couple Erdogan et assisté à l’inauguration du 15e salon Idef, vitrine de l’industrie turque de l’armement.

Sont également annoncés : le Ghanéen Nana Akufo-Addo (qui représente aussi la Cedeao), le Congolais Denis Sassou Nguesso (qui représente aussi la CEEAC) et le Rwandais Paul Kagame (qui préside le Comité d’orientation du Nepad).

Parmi les présents devraient figurer le Djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, le Comorien Azali Assoumani, le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embaló, le Zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, le Mauritanien Mohamed Ould Ghazouani, le Sud-Soudanais Salva Kiir, l’Éthiopienne Sahle-Work Zewde, le Gambien Adama Barrow, le Libérien George Weah et l’Équato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qui avait accueilli le IIe sommet Turquie-Afrique à Malabo, en 2014. Le Centrafricain Faustin-Archange Touadéra, dont le pays est l’un des rares du continent où la Turquie n’a pas encore ouvert une ambassade, est également attendu.

Les Turcs avaient convié les dirigeants des 54 pays d’Afrique, mais un certain nombre d’entre eux, comme le Togolais Faure Essozimna Gnassingbé, ont renoncé à venir afin de se conformer aux règles édictées par l’UA. Dans un courrier daté du 23 novembre et adressé à l’ambassade de Turquie à Addis-Abeba, dont JA a obtenu copie, la Commission de l’organisation panafricaine avait en effet rappelé qu’en vertu de la « formule de Banjul », les pays ayant le statut de partenaire associé de l’UA (c’est le cas de la Turquie depuis 2008) ne peuvent accueillir qu’un nombre limité de dirigeants.