Politique

Éthiopie : les rebelles tigréens ont repris la ville de Lalibela

Les rebelles tigréens ont repris dimanche 12 décembre le contrôle de Lalibela, ville du nord de l’Éthiopie qui abrite un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Le gouvernement éthiopien avait annoncé s’en être emparé onze jours auparavant.

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Mis à jour le 13 décembre 2021 à 10:19

Dans cette photo d’archive du 8 mai 2021, des soldats du gouvernement éthiopien roulent sur une route près d’Agula, au nord de Mekele, dans la région du Tigré au nord de l’Éthiopie. Photo d’illustration. © Ben Curtis/AP/SIPA

Des combattants tigréens « sont dans le centre-ville, il n’y a pas eu de combats », a déclaré un habitant joint par téléphone dimanche après-midi par l’AFP. Un autre a également affirmé : « Ils sont revenus. Ils sont déjà là ».

Plus tôt dans la journée, un communiqué de la direction militaire du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), diffusé par des médias qui lui sont favorables, annonçait que ses combattants avaient « mené des contre-offensives globales » en plusieurs points, notamment le long de la route reliant Gashena et Lalibela, dans la région de l’Amhara.

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« Nos forces ont d’abord défendu puis mené des contre-offensives contre l’énorme force qui attaquait le front de Gashena et les zones environnantes et ont réussi à remporter une victoire glorieuse et étonnante », ajoute le texte.

« Contre-offensive »

Les communications sont coupées dans les zones de combats et l’accès des journalistes y est restreint, rendant difficile toute vérification des positions sur le terrain. Le gouvernement n’a pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations de l’AFP.

Les autorités fédérales éthiopiennes avaient annoncé le 1er décembre que les forces pro-gouvernementales avaient repris Lalibela, ville célèbre pour ses églises monolithes qui était passée sous contrôle des rebelles en août.

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Les forces pro-gouvernementales et les rebelles du TPLF s’affrontent depuis plus d’un an dans le nord du pays, où la guerre a éclaté en novembre 2020 après que le Premier ministre, Abiy Ahmed, a envoyé l’armée dans la région septentrionale du Tigré pour en destituer les autorités locales. Celles-ci, issues du TPLF, défiaient son autorité et étaient accusées d’avoir attaqué des bases militaires. Les rebelles ont repris fin juin l’essentiel du Tigré, puis avancé dans les régions voisines de l’Afar et de l’Amhara, où ils ont affirmé début novembre avoir capturé les villes de Dessie et Kombolcha, carrefour stratégique sur la route menant à la capitale.

Abiy Ahmed avait affirmé se rendre en personne sur le front pour mener une « contre-offensive » le 25 novembre. Depuis, le gouvernement avait annoncé la reprise de plusieurs villes, dont Dessie, Kombolcha et Lalibela. Le TPLF a pour sa part indiqué avoir opéré des retraits stratégiques pour se réorganiser.

Avec AFP