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Mosaïque de boxeurs en hommage à la victoire de Mohamed Ali contre George Foreman le 30 octobre 1974 au stade Tata Raphael de Kinshasa. Photographie prise le 4 juin 2016, © JUNIOR KANNAH/AFP.

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RDC : faut-il lever l’état de siège dans l’Est ?

La mesure, en vigueur depuis le 30 avril 2021 en Ituri et dans le Nord-Kivu, est prorogée tous les 15 jours. Son efficacité suscite bien des débats, sans qu’elle soit pour autant remise en cause. Mais cela peut-il durer ?

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Mis à jour le 21 décembre 2021 à 11:43

© DOM

C’est presque devenu un rituel. Toutes les deux semaines depuis le mois de mai 2021, le Parlement congolais se réunit en plénière pour autoriser la prorogation de l’état de siège, mesure d’exception instaurée le 30 avril par Félix Tshisekedi en Ituri et au Nord-Kivu pour mettre fin aux violences. Depuis, son efficacité sur le terrain reste sujette à de nombreuses critiques, notamment en raison de la persistance des massacres dans les deux provinces concernées. Les données compilées par le baromètre sécuritaire du Kivu (KST) confirment même que la situation a eu tendance à se dégrader. Fin novembre, plus de 100 personnes ont péri dans une série d’attaques dans plusieurs localités de l’Ituri où sévit le groupe armé Codeco.

À LireÉtat de siège en RDC : Félix Tshisekedi recherche la bonne formule à l’Est 

Félix Tshisekedi et le gouvernement ne montrent pour autant aucune volonté de réévaluer la mesure pour le moment. « L’état de siège ne sera levé que lorsque les circonstances qui l’ont motivé disparaîtront », affirmait le chef de l’État en septembre. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, qui effectue des points d’étape réguliers sur la situation à l’est du pays, plaide lui aussi pour plus de patience et affirme qu’on « ne peut pas demander de régler en six mois un problème qui dure depuis plus de vingt ans ». « Une marche arrière semble peu probable. L’état de siège est, avec la gratuité de l’enseignement, la mesure phare de l’administration Tshisekedi, souligne un diplomate occidental. Y mettre un terme sans que la situation ne s’améliore reviendrait à un aveu d’échec. »

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