Société

Tinto, Muyembe, Wonkam : les pionniers de la santé africaine

Réservé aux abonnés
Mis à jour le 23 décembre 2021 à 10:31

Jean-Jacques Muyembe, Halidou Tinto et Ambroise Wonkam. © Stéphanie Scholz/Colagène

« Game changers » (1/7). Antipaludéen, traitement contre Ebola, étude des génomes africains… Ces scientifiques acharnés et visionnaires ont réussi quand personne n’osait y croire.

Halidou Tinto : d’un antipalu l’autre

Hadidou Tinto.

Hadidou Tinto. © Stéphanie Scholz/Colagène

Dans le climat ambiant de vaccination tous azimuts contre le Covid-19, l’information est presque passée inaperçue. Et, pourtant, elle n’en demeure pas moins cruciale, voire historique. Le 6 octobre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé l’utilisation généralisée du vaccin antipaludique RTS,S/AS01 (RTS,S) dans toutes les régions du monde touchées par le paludisme, à commencer par l’Afrique.

Depuis des décennies, le continent est en effet – et de loin – la première victime de cette maladie ravageuse. Sur les 409 000 décès recensés à travers le monde par l’OMS en 2019, 385 000 l’ont été en Afrique. Parmi les défunts, plus de 260 000 enfants de moins de 5 ans. Des chiffres effarants, qui peinent à diminuer ces dernières années.

C’est dire si l’annonce d’une vaccination prochaine suscite un espoir dans de nombreux pays africains, en