Politique

CAN au Cameroun : le dilemme de Paul Biya 

Il avait promis de faire de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) une grande fête populaire. Mais le chef de l’État risque de devoir revoir ses plans, en raison de la pandémie de Covid-19. Son propre agenda n’est d’ailleurs pas encore fixé. Explications.

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Mis à jour le 23 novembre 2021 à 13:38

Paul Biya, en octobre 2018, à Yaoundé. © NIC BOTHMA/EPA/MAXPPP

Selon nos informations, la présence de Paul Biya est, pour le moment, confirmée lors des cérémonies d’ouverture et de clôture de la compétition. Le chef de l’État a ainsi inscrit à son agenda le match entre le Cameroun et le Burkina Faso, prévu à 18 heures le 9 janvier, au stade d’Olembé de Yaoundé, après les premières festivités marquant le début de la compétition continentale.  

Toujours selon une source de la présidence, Paul Biya a également prévu d’assister à la finale de la Coupe, le 6 février, dans la même enceinte de Yaoundé. Celle-ci, dont les travaux ont subi des retards importants, doit être officiellement livrée le 30 novembre prochain et validée par la Confédération africaine de football (CAF). 

Aucun chef d’État invité ? 

La CAF doit se rendre au Cameroun fin novembre pour visiter à nouveau toutes les installations de la CAN, en compagnie des représentants du ministère des Sports, de Narcisse Mouelle Kombi et de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). Cette délégation aura surtout la tâche de se pencher sur la situation sanitaire du pays, mais également du continent. 

La présidence camerounaise, où la task force menée par le secrétaire général Ferdinand Ngoh Ngoh est à la manœuvre, attend en effet des recommandations de l’instance continentale sur la participation ou non du public à la compétition. La possibilité de matchs à huis clos n’est pas écartée, tout comme celle de jauges limitées dans les enceintes sportives. 

C’est également sur les conseils de la CAF que la présidence décidera ou non de l’ampleur « diplomatique » de l’événement. Si Paul Biya espère convier des chefs d’État étrangers à la fête, il ne le fera que si la situation sanitaire le permet aux yeux de l’instance africaine du football. Aucune invitation n’a encore été envoyée pour la cérémonie d’ouverture.