Politique

RDC-Rwanda : ce que prévoit l’accord pour le rapatriement des ex-combattants du M23

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Mis à jour le 16 novembre 2021 à 16:05

Paul Kagame et Félix Tshisekedi, à Rubavu, au rwanda, le 25 juin 2021. © SIMON WOHLFAHRT/AFP

Alors que le cas des anciens membres du M23 a été remis sur la table après l’attaque survenue dans le Rutshuru, JA a eu accès en exclusivité à la feuille de route signée en 2019 entre Kigali et Kinshasa.

Le 8 novembre dernier, dans un communiqué signé par Bertrand Bisimwa, le chef politique du M23 basé en Ouganda, ce mouvement a nié l’accusation de l’armée congolaise selon laquelle il était à l’origine de l’attaque des villages de Chanzu et Runyonyi, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Il a par ailleurs insisté sur le fait que, depuis plus d’une année, il s’était engagé dans des pourparlers avec le gouvernement congolais et que ses délégués avaient séjourné à Kinshasa. Ces échanges avec l’administration du président Félix Tshisekedi ont même été qualifiés de « très fructueux ».

Ces discussions avaient été initiées après la signature, en octobre 2019, de la feuille de route prévoyant, entre autres, le rapatriement des anciens combattants du M23 installés au Rwanda. Quelques mois plus tôt, les obsèques d’Étienne Tshisekedi avaient contribué à sceller le rapprochement entre son fils, le chef de l’État Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Le 31 mai, le président rwandais avait spécialement effectué le déplacement à Kinshasa pour participer aux funérailles. Le même week-end, il avait en outre pris part à un sommet tripartite avec ses homologues congolais et angolais João Lourenço. Selon nos sources, le dossier des ex-M23 avait alors été mis sur la table, à l’initiative du Rwandais.

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