Économie

Management : le casse-tête des expatriés en Afrique

Alors que les mobilités professionnelles s’accélèrent, les entreprises africaines et occidentales négligent trop souvent la préparation de leurs dirigeants étrangers, natifs du continent ou non, appelés à piloter leurs équipes locales.

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Mis à jour le 3 janvier 2022 à 16:28

Contrairement aux grands groupes, les PME ont trop peu recours aux formations interculturelles. © PixelsEffect/E+/Getty

En Afrique comme ailleurs, une promotion internationale, pour un manager, est souvent un accélérateur de carrière. Mais cela se prépare, sous peine de déconvenues. Il en va de même pour l’encadrement d’équipes multinationales et de la recherche de partenaires commerciaux dans les 54 pays du continent. Tel est l’enjeu de l’approche interculturelle.

Les grandes entreprises occidentales ont intégré de longue date la préparation de leurs managers à l’expatriation. C’est le cas du groupe TotalEnergies, y compris pour ses mouvements intra-africains. « La mobilité internationale au sein des filiales africaines fait partie de nos objectifs en matière de RH, au même titre que la promotion des talents locaux ou la féminisation jusqu’aux comités de direction de ces sociétés », témoigne le Nigérien Omar Cheikh Diallo, DRH de la branche marketing-services du groupe sur le continent.

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