Politique

Gabon : de retour en pleine lumière, Ali Bongo Ondimba prépare-t-il 2023 ?

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Par - Envoyé spécial à Libreville
Mis à jour le 21 novembre 2021 à 10:11

Ali Bongo Ondimba (dr.) avec ses homologues congolais, Félix Tshisekedi, et américain, Joe Biden, à Glasgow, le 2 novembre 2021, lors de la COP26. © Chris Jackson/Getty Images

Le chef de l’État est de retour sur la scène internationale, après deux années où il s’était mis en retrait. Et il reprend directement les rênes du pouvoir à Libreville. Dans sa ligne de mire, ses opposants en sont convaincus : la prochaine élection présidentielle.

C’est à à Glasgow, où se tenait la 26e Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP26), qu’Ali Bongo Ondimba (ABO) a signé son grand retour sur la scène diplomatique internationale. Certes, les séquelles de l’AVC survenu en octobre 2018 à Riyad en Arabie saoudite obèrent toujours sa mobilité – il n’a visiblement pas retrouvé l’agilité de ses vingt ans –  et son élocution. Le président a également perdu de l’embonpoint. Mais il a pris la parole pour plaider la cause des pays africains. On l’a vu échanger, l’air décontracté et badin, avec ses pairs et s’accorder une pause-café, tout sourire, avec ses collaborateurs. ABO semble apprécier son retour dans les hautes sphères de la gouvernance mondiale comme une victoire personnelle et une juste récompense pour tous les efforts de rééducation.

Quelques jours avant la COP26, il s’était rendu fin octobre en Arabie saoudite, où une équipe médicale compétente et réactive était parvenu à stabiliser le patient qu’il fut trois ans plus tôt. Après l’Écosse, il a fait escale au Maroc, au palais de Bouznika, chez son ami le roi Mohammed VI, bienveillant pourvoyeur d’une équipe de praticiens qui prodiguèrent au président gabonais des soins complémentaires grâce auxquels il a pu se relever et marcher de nouveau. Enfin, la tournée d’ABO s’est terminée en France, alliée historique où, à l’occasion du 75anniversaire de l’Unesco organisé le 12 novembre à Paris, il a rendu visite à son homologue français, Emmanuel Macron. Ça se voit, Ali aime ça. Le pouvoir est un moteur qui aide à se relever de tout.

Une troisième candidature en 2023 ?