Politique

Maroc-Algérie : incidents à Bir Lahlou, zone interdite ?

Réservé aux abonnés
Par - à Casablanca
Mis à jour le 9 novembre 2021 à 18:48

Des soldats marocains dans la région de Guerguerate, le 23 novembre 2020. © FADEL SENNA/AFP

Où se trouvaient exactement les camions détruits au Sahara ? C’est la question qui agite le Maroc après les allégations d’Alger selon lesquelles le Royaume aurait pris pour cible le convoi civil algérien.

Le 1er novembre, trois routiers algériens qui effectuaient la liaison entre la Mauritanie et l’Algérie ont été tués au cœur du Sahara. Deux jours plus tard, le 3 novembre, via un communiqué, Alger accusait le Maroc d’avoir visé les camions avec des frappes aériennes. Pour l’instant, Rabat n’a pas réagi de façon officielle.

Le 6 novembre, à l’occasion du 46e anniversaire de la Marche Verte, le roi Mohammed VI a prononcé un discours retransmis en direct à la télévision, sans mentionner une seule fois l’Algérie, mais en réaffirmant qu’il n’y avait rien à négocier sur le Sahara. Pourtant, au Maghreb comme ailleurs, « l’incident » du 1er novembre soulève de nombreuses interrogations.

Avant même la nature des événements – coup monté de l’Algérie et du Polisario, bavure ou embuscade des Forces armées royales marocaines (FAR), explosion d’une mine, etc. –, c’est d’abord le lieu exact de l’incident qui a fait couler beaucoup d’encre.