Politique

Cameroun : jusqu’où ira « No Pity », ennemi numéro 1 de Yaoundé ?

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Par - à Yaoundé
Mis à jour le 5 novembre 2021 à 17:01

No Pity ne semble nullement disposé à rendre les armes © DR

Frappé de plein fouet par les effets de la crise anglophone, cet ancien chauffeur de moto-taxi a choisi la lutte armée. Il est aujourd’hui le chef de guerre le plus célèbre, le plus craint et le plus recherché du pays.

Une ambiance détendue pour un moment inédit. Dans les couloirs du Double Tree Hotel de Toronto, ce 29 octobre, les trois mouvances du mouvement anglophone se rencontrent pour la première fois depuis le début du conflit qui ensanglante le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun. Qu’elles soient séparatistes, fédéralistes ou unionistes, ce sont près de 30 organisations et autant de figures de la cause anglophone qui se retrouvent ce jour-là autour d’une table pour évoquer le futur de leurs régions.

Ces diverses tendances échangent volontiers piques et reproches sur la toile mais dans la ville canadienne, les échanges sont cordiaux. Au cœur des débats, la guerre qui s’enlise et la question de la mutualisation des efforts pour faire entendre la voix des populations lors d’un éventuel dialogue avec les autorités camerounaises. Un nom est aussi sur toutes les lèvres : celui de « No Pity ».

Attaque en direct

Ce général autoproclamé, leader des Bambalang Marine Forces (BMF), se trouve à des dizaines de milliers de kilomètres des salons feutrés de Toronto. Profitant du retrait du leader séparatiste Field Marshall, que l’on dit réfugié au Nigeria, il s’est imposé comme l’un des principaux chefs de guerre sur le terrain, infligeant revers et déconvenues aux forces de défense camerounaises.

Il a été donné pour mort à plusieurs reprises, mais il est à chaque fois réapparu