Politique

COP26–Afrique : chefs d’État, VIP… Qui sera présent ?

De nombreuses personnalités sont attendues à la COP26, qui se tiendra du 31 octobre au 12 novembre à Glasgow. Voici lesquelles.  

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Mis à jour le 27 octobre 2021 à 11:40

Lors de la conférence de la COP25 à Madrid, en Espagne, le 2 décembre 2019. © Susana Vera/REUTERS

Plusieurs chefs d’État du continent feront le déplacement à Glasgow, en Écosse, pour assister à la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP26), l’un des premiers grands rendez-vous en présentiel depuis la crise liée au Covid-19.

Cinquième édition du sommet mondial depuis la COP21, qui avait donné lieu à la signature historique de l’Accord de Paris sur le climat – n’ayant pas pu se tenir en 2020 en raison de la pandémie –, la conférence de Glasgow se promet d’être l’édition qui rend des comptes, dresse un bilan et revoit ses objectifs à la hausse.

Tshisekedi, Bongo…

Selon nos informations, se déplaceront – sauf changement de dernière minute –, Félix Tshisekedi (RDC), Mohamed Bazoum (Niger), Denis Sassou Nguesso (Congo), Ali Bongo Ondimba (Gabon), Mohamed Ould Ghazouani (Mauritanie), Faure Essozimna Gnassingbé (Togo), João Lourenço (Angola), Faustin-Archange Touadéra (Centrafrique), Andry Rajoelina (Madagascar), Azali Assoumani (Comores) et Umaro Sissoco Embaló (Guinée-Bissau).

L’Afrique anglophone devrait également être représentée grâce à la venue d’Uhuru Kenyatta (Kenya), George Weah (Liberia), Muhammadu Buhari (Nigeria), Abdel Fattah al-Sissi (Égypte), Julius Maada Bio (Sierra Leone) ou encore Hage Geingob (Namibie). La Tanzanienne Samia Suluhu Hassan et le Malawite Lazarus Chakwera seront également des leurs. Sans oublier Nana Akufo-Addo,du Ghana, et Emmerson Mnangagwa, du Zimbabwe.

D’autres présidents ont préféré envoyer leurs ministres de l’Environnement, comme Macky Sall (Sénégal), Paul Kagame (Rwanda, qui devrait également mandater son Premier ministre, Édouard Ngirente), Kaïs Saïed (Tunisie), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso, qui dépêchera lui aussi son Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré), Patrice Talon (Bénin) et Prithvirajsing Roopun (Maurice). Le chef de l’État tunisien missionnera pour sa part son ministre des Affaires étrangères, Othman Jarandi, tout comme Abdelmadjid Tebboune, qui va envoyer Ramtane Lamamra. Le roi Mohammed VI sera représenté par Aziz Akhannouch, chef du gouvernement, et sa ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Leila Benali. Enfin, le président guinéen, Mamadi Doumbouya, a lui choisi son Premier ministre, Mohamed Béavogui, dont ce sera la première sortie internationale.

Bailleurs internationaux

Du côté des institutionnels, les représentants des principaux bailleurs internationaux rejoindront également la cité écossaise. C’est le cas du président du Groupe de la Banque mondiale (BM), David Malpass, qui a notamment prévu de s’exprimer sur le rôle du climat par rapport à l’offre et à la demande d’énergie dans le monde. Les présences du Sénégalais Makhtar Diop, qui a pris le 1er mars dernier les rênes d’IFC, la principale filiale de la BM consacrée au secteur privé, et de la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, sont également confirmées.

Leurs homologues du continent sont également attendus, même si des critères d’accès drastiques liés à la pandémie de Covid-19 (types de vaccins spécifiques, mesures de quarantaine pour certains pays situés en « zone rouge »…) ont conduit à réduire la taille des délégations africaines.

En ce qui concerne le volet institutions publiques de financement en tout cas, le président de la Banque africaine de développement (BAD), le Nigérian Akinwumi Adesina, a confirmé qu’il se montrerait bien à Glasgow, tout comme l’Équato-Guinéen Fortunato-Ofa Mbo Nchama, président de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC).

Des fonds privés ou nationaux, ainsi que des fondations panafricaines, seront également du voyage, comme le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS), représenté par le Gabonais Akim Daouda, la Fondation Brazzaville, par Richard Amalvy, ancien vice-président de la conférence des ONG des Nations unies, ou encore la Fondation Rockefeller, par Joseph Nganga.

Financiers

Concernée par les conséquences des négociations pour le continent africain, l’un de ses principaux théâtres d’opération, la banque de développement britannique CDC Group enverra une forte délégation, dopée par l’organisation de la conférence internationale sur son territoire. Celle-ci est emmenée par Amal-Lee Amin, chargée de la Stratégie climat à CDC et senior advisor pour la COP26. Son pendant français, l’Agence française de développement (AFD), très mobilisée lors de l’organisation de la COP à Paris en 2015, sera incarnée par son patron, Rémy Rioux.

La Française Odile Renaud-Basso, ancienne directrice générale du Trésor français, viendra au nom de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) les 1er et 2 novembre prochains, à l’occasion des deux journées de négociations réservées aux chefs d’État et de gouvernement, ainsi qu’aux leaders mondiaux du sommet. Une journée spéciale, le 3 novembre, est quant à elle réservée au volet finance des négociations, lors duquel les représentants de ces institutions devraient s’exprimer et rechercher un accord.

Le président de la Banque européenne d’investissement (BEI), Werner Hoyer, prendra également part au sommet. Il sera, entre autres, accompagné d’Ambroise Fayolle, le vice-président de la BEI en charge de l’action climatique.

Du côté des entreprises et de la société civile africaine, les délégations tardent à confirmer leur présence effective à la conférence internationale. Mais, d’après nos informations, certains groupes bancaires ou cabinets de conseil ont prévu d’y envoyer des représentants. Ainsi en est-il des leaders bancaires marocain BCP, et sud-africain Standard Group ou encore du cabinet de conseil international EY.