Politique économique
La directrice générale, Kristalina Georgieva, le Congolais Félix Tshisekedi, le Sénégalais Macky Sall et le Tunisien Kais Saïed. © Photomontage : JA

Cet article est issu du dossier

[Série] FMI-Afrique : cette fois, c’est différent ?

Voir tout le sommaire
Économie

Ils ont dit – le meilleur et le pire – sur le FMI (5/5)

« FMI-Afrique : cette fois, c’est différent ? » (5/5) Ils sont professeur, responsable d’institution de développement, capitaine d’industrie ou prix Nobel d’Économie… et ont une idée très précise du fonctionnement du Fonds, de son rôle, ses missions et de l’impact de ses décisions. Morceaux choisis de 2021.

Mis à jour le 10 décembre 2021 à 11:02

Hippolyte Fofack, Joseph E. Stiglitz, Henri-Claude Oyima, Carlos Lopes, Akinwumi Adesina. © Montage JA; Vincent Fournier/JA; Afreximbank; Xavier de Fenoyl/MAXPPP; Bruno Lévy pour JA

Akinmuwi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD)

Félicitations ma chère sœur Kristina Georgieva pour la forte confiance que le conseil d’administration du FMI vous accorde. Vous avez, chez nous, une cote de confiance AAA, toujours. Redoublons d’efforts pour relever les défis mondiaux que sont la pandémie de Covid-19, la dette et le changement climatique.

Les États africains se laissent séduire par des sommes ridicules

À Lire [Série] FMI-Afrique : cette fois, c’est différent ?

 

Henri-Claude Oyima, président du groupe BGFIBank

Y a-t-il un seul pays au monde qui se soit développé avec un programme du FMI ? La réponse est non. Peut-on continuer avec ces schémas ? Je ne crois pas que ce soit la bonne approche.

À Lire FMI : l’après-Georgieva a déjà commencé (1/5)

 

Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’Économie, ex-économiste en chef de la Banque mondiale

À l’heure où la pandémie et ses retombées économiques ont plongé de nombreux pays dans une crise de la dette, le monde a, aujourd’hui plus que jamais, besoin de la main ferme de Mme Georgieva aux commandes du FMI.

Le FMI a été particulièrement audacieux et rapide dans sa réponse à la crise et dans son soutien

À Lire Abebe Aemro Selassie : « L’Afrique a changé. Le FMI aussi ! » (2/5)

 

Carlos Lopes, professeur à l’École de gouvernance publique Mandela de l’université du Cap

Pendant la crise, le FMI a démontré une agilité peu habituelle et a ajouté à ses recommandations ordinaires des considérations favorables à un agenda plus large. Cela ne change pas en profondeur le sort des États africains, qui se laissent séduire par des sommes ridicules et par l’application de règles, certes moins contraignantes qu’auparavant, que les pays riches n’ont pas à suivre. Est-ce juste ?

Je regrette que le Fonds ne soit pas plus compréhensif

À Lire FMI-Afrique : dette, DTS, inégalités… les habits neufs du Fonds (3/5)

 

Hippolyte Fofack, économiste en chef d’Afreximbank

Le FMI a été particulièrement audacieux et rapide dans sa réponse à la crise et dans son soutien. Il a accordé un allégement du service de la dette en 2020 à ses membres les plus vulnérables, dont 22 pays africains. En outre, la décision de son conseil d’administration d’allouer des droits de tirage spéciaux va stimuler les réserves de tous les membres et réduire davantage la pression sur la balance des paiements.

À Lire Hakim Ben Hammouda : « Face au FMI, il ne faut pas accepter un accord impossible à respecter » (4/5)

 

Hakim Ben Hammouda, économiste, ex-ministre tunisien des Finances (2014-15)

Je regrette que le Fonds ne soit pas plus compréhensif à l’égard des pays dont le gouvernement n’a pas la force politique de prendre des décisions difficiles. Comment privatiser une entreprise publique alors que le taux de chômage dépasse 16 % ?

À Lire Dette africaine : à quoi servent les Droits de tirages spéciaux, concrètement ?