Société

Côte d’Ivoire : demain, Abidjan, par Marwane Ben Yahmed

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Mis à jour le 9 novembre 2021 à 19:31
Marwane Ben Yahmed

Par Marwane Ben Yahmed

Directeur de publication de Jeune Afrique.

Vue du quartier d’affaires d’Abidjan. © Nabil Zorkot

De toutes les villes d’Afrique de l’Ouest, la « perle des lagunes » est sans doute la plus captivante. Grâce à son environnement, qui lui vaut ce surnom, mais surtout à son histoire, à son cosmopolitisme et au dynamisme de ses habitants.

Celle qui, à la fin du XIXe siècle, n’était qu’une épaisse forêt dont la presqu’île n’abritait que quelques hameaux de pêcheurs tchamans, puis un splendide mouillage à l’abri de la redoutable barre redoutée de tous les navigateurs depuis plusieurs siècles, est aujourd’hui le centre névralgique de cette partie francophone du continent.

Ville de bric et de broc

Économiquement, cela ne fait aucun doute : avec son port en eau profonde, son aéroport international, sa gare ferroviaire, elle est l’une des principales portes d’entrée et de sortie en Afrique de l’Ouest.

La capitale économique est aujourd’hui confrontée à un défi majeur : se réinventer

Mais Abidjan, c’est surtout une ville de bric et de broc, une fourmilière composée de toutes les ethnies de Côte d’Ivoire mais aussi d’habitants et de visiteurs venus du continent voire du reste de la planète. Abidjan, c’est le Plateau, petit Manhattan qui abrite le cœur du monde des affaires mais aussi une partie de l’administration, les quartiers résidentiels de Cocody ou Riviera, les populaires Adjamé, Abobo, Treichville ou Yopougon. La Zone 4, plus récente, où se croisent à peine salariés le jour et fêtards la nuit.