Économie

Pétrole : la galaxie italo-africaine de Claudio Descalzi, directeur général d’ENI

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Mis à jour le 7 novembre 2021 à 16:07

La galaxie de Claudio Descalzi.

Marié à une Congolaise, ancien patron des filiales de Lagos et Brazzaville, fin connaisseur de la Libye… L’ingénieur milanais de 66 ans croit plus que jamais au potentiel africain pour son groupe et dispose d’un réseau italo-africain des plus étoffés. En voici les personnages clés.

Soulagé par son acquittement à la fin de mars 2021 par le tribunal de Milan dans l’affaire nigériane de l’OPL245, où son groupe et lui-même étaient accusés de corruption, Claudio Descalzi, qui pilote le géant italien des hydrocarbures depuis 2014, est ces derniers mois reparti à l’offensive sur le continent, où ENI se targue d’être la première compagnie extractive de pétrole et de gaz.

Le groupe tire du sous-sol africain autour de 1 million de barils-équivalents pétrole par jour dans une quinzaine de pays, ce qui le place devant TotalEnergies, à quelque 900 000 barils par jour.

Alors que le cours du baril de brent est revenu à des niveaux élevés – au-delà de 85 dollars le 18 octobre – le directeur général a fait une visite remarquée à Abidjan début octobre. Les équipes d’ENI ont annoncé une découverte majeure estimée à plus de 1,5 milliard de barils de pétrole dans l’offshore ivoirien, et le patron du groupe a indiqué au président Alassane Ouattara qu’il comptait démarrer la production dès 2024.

Descalzi a également fait plusieurs voyages à Alger ces derniers mois en vue de tisser des liens étroits avec la Sonatrach dans le domaine gazier, avec l’objectif d’obtenir l’aval des autorités au rachat par ENI des actifs de BP en Algérie, actuellement en discussion.