Politique

Ceni en RDC : Félix Tshisekedi à l’heure du choix

Réservé aux abonnés
Mis à jour le 18 octobre 2021 à 17:34

Le président Felix Tshisekedi, en devant trancher la composition du nouveau bureau de la Ceni, se livre à un numéro d’équilibriste. © © Luis TATO/AFP

Maintenant que l’Assemblée nationale a entériné la nomination de Denis Kadima à la tête de la commission électorale, c’est au chef de l’État de confirmer sa décision.

Jets d’œufs, sifflets, estrade chahutée, micros arrachés… L’ambiance dans laquelle s’est déroulée, le 16 octobre, la confirmation de la composition du nouveau bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en dit long sur le niveau de crispation que cette question génère. Sans que les confessions religieuses ne soient parvenues à un consensus, les députés ont validé, à l’issue d’un vote à main levée, la désignation de Denis Kadima à la présidence de la très stratégique Ceni. Après des mois de blocage, c’est un obstacle majeur qui a été retiré. « Il s’agit de la meilleure équipe de la Ceni depuis que les élections ont été organisées dans ce pays », s’est réjoui le député UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social ) André Mbata, à la sortie de la plénière. Mais cette avancée est loin de mettre un terme à la polémique.

Tous les regards sont désormais tournés vers le président Tshisekedi. C’est à lui que revient la responsabilité de confirmer, par ordonnance présidentielle, la nomination des membres de la Ceni. Cette étape ressemble en principe à une formalité. Mais c’est en réalité un choix qui, pour le président congolais, s’apparente à un véritable dilemme.