Économie

Côte d’Ivoire-France : accord en vue sur un troisième C2D de 1,145 milliard d’euros

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Par - à Abidjan
Mis à jour le 18 octobre 2021 à 17:01

Le président français Emmanuel Macron et son homologue ivoirien Alassane Ouattara à Saint-Raphaël, dans le sud de la France, le 15 août 2019. © Eric Gaillard/AP/SIPA

Avec cette nouvelle enveloppe, Paris et Abidjan renforcent leur coopération en mettant l’accent sur le transport et l’éducation.

Et de trois. Selon nos informations, le gouvernement ivoirien doit conclure au cours des prochains jours un accord avec la France pour un troisième contrat de désendettement et de développement (C2D), d’un montant de 1,145 milliard de dollars et couvrant la période 2021-2025.

Ce dossier, en discussion depuis plusieurs mois, a été clos par le président ivoirien Alassane Ouattara et son homologue français Emmanuel Macron, qui ont diné ensemble le 12 octobre à l’Élysée à Paris.

Principal axe de coopération entre les deux pays, le C2D est un mécanisme de financement du développement mis en œuvre par l’Agence française de développement (AFD). Il consiste en la reconversion d’une dette remboursée en subvention pour des projets de développement choisis d’un commun accord entre le prêteur, en l’occurence la France, et le bénéficiaire du prêt, la Côte d’Ivoire. Depuis 2016, Paris a aussi repris l’octroi de prêts souverains à Abidjan.

Exécution satisfaisante

Ce nouveau C2D doit se décliner en trois parties : une enveloppe (un tiers du montant) doit financer le métro d’Abidjan, une autre sera réservée à d’autres projets dont le détail n’a pas encore été communiqué, la dernière sera versée sous la forme d’appui budgétaire.

Les deux premiers C2D ont été exécutés à des taux encourageants, ce qui pousse Paris à poursuivre son engagement pour la période 2021-2025.

La Côte d’ivoire est l’un des pays phares des interventions de l’AFD

À Abidjan, l’AFD, qui célébrait la semaine passée ses 80 ans d’existence – dont 67 dans le pays –, a rappelé que les engagements financiers de la France en Côte d’Ivoire depuis 2016 se montent à 1 000 milliards de F CFA (1,525 milliard d’euros) dont 600 milliards en prêts souverains et 400 milliards pour le C2D.

Paris a injecté plus de 4 milliards d’euros dans les secteurs public et privé ivoiriens depuis l’accession d’Alassane Ouattara au pouvoir, en 2011, sur un montant global de 5,15 milliards d’euros débloqués à destination des pays d’intervention (Ghana, Bénin, Guinée, Liberia, Sierra Leone et Togo) dans la région.

Transport et assainissement

Proparco, bras armé de l’AFD pour le secteur privé, a financé 826 millions d’euros pour la région, qui représente 500 milliards d’euros de PIB.

« La Côte d’ivoire est l’un des pays phares de nos interventions, notamment dans le secteur de l’éducation. Cet engagement sera poursuivi », a expliqué Emmanuel Debroise, le directeur de l’AFD en Côte d’Ivoire.

« Les secteurs prioritaires pour les prochains financements sont le transport, notamment le projet Bus rapide transit (BRT), mais aussi l’assainissement », a poursuivi Emmanuel Debroise qui avait à ses côtés Jean-Christophe Belliard, l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Matthieu Discour, le directeur régional pour le Golfe de Guinée, et Fatoumata Sissoko-Sy, la directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest de Proparco.