Politique

RDC : Tshisekedi peut-il sauver la tête du ministre Augustin Kibassa ?

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Mis à jour le 12 octobre 2021 à 16:04

Le président Félix Tshisekedi, le 9 septembre 2021, à Kinshasa. © Presidence_RDC/TWITTER

Fragilisé par le débat autour de la taxe sur le Registre des appareils mobiles (RAM), le ministre des Télécommunications est visé par une motion de défiance des députés. Et la réunion de crise qui s’est tenue ce lundi a tourné court…

Rendez-vous était donné à l’hôtel Fleuve Congo. Lundi 11 octobre, les députés de l’Union sacrée, la coalition qui s’est constituée autour de Félix Tshisekedi, étaient convoqués pour une réunion censée permettre de déminer la crise autour de la taxe sur le Registre des appareils mobiles (RAM). Mise en place il y a un an, cette base de données collectant les numéros d’identification internationale de chaque appareil doit permettre de limiter le développement du marché des mobiles contrefaits. Pour la financer, une taxe a été instaurée sur chaque achat d’unité.

Jugée « très élevée » voire « incompréhensible » par plusieurs députés qui n’hésitent pas à parler « d’escroquerie », celle-ci fait l’objet d’une importante crispation au sein de la majorité. Lors d’une plénière à l’Assemblée nationale, le 29 septembre, des élus de l’Union sacrée et de l’opposition ont réclamé sa suppression ainsi que la démission du ministre des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, Augustin Kibassa Maliba.

Selon ce dernier, la taxe a déjà permis de mobiliser plus de 25 millions de dollars. Mais l’Observatoire de la dépense publique évalue plutôt à 260 millions de dollars les bénéfices générés, laissant entendre que les chiffres avancés par le gouvernement sont volontairement sous-évalués.

Augustin Kibassa devait se défendre devant une nouvelle plénière, le 1er octobre, mais il ne s’est pas présenté au Palais du peuple. Depuis ce mardi 12 octobre, il est officiellement visé par une motion de défiance déposée sur le bureau de l’Assemblée nationale par le député Jean Marie Bulambo Kilosho, membre du Front Commun pour le Congo.

“Nous ne devons pas laisser le ministre couler »